Les élus d’Europe écologie les verts (EELV) se disent frustrés des modifications apportés à leur proposition de loi concernant le principe de précaution visant les ondes électro magnétiques.
Ce texte, dont Laurence Abeille, député de la 6ème circonscription du Val-de-Marne, est à l’origine, visait à rappeler que la dangerosité des ondes sur l’homme et leur effet cancérigène fait toujours l’objet d’un vif débat.
Parmi les mesures phare du projet de loi, on trouvait la préconisation de la réalisation d’une étude d’impact « impartiale » sur la santé humaine et sur l’environnement lors du développement de toute nouvelle application technologique émettant des rayonnements électromagnétiques. EELV voulait également la réalisation d’études scientifiques sur l’électrosensibilité et l’interdiction du WiFi dans les écoles, ce dernier point ayant fait l’objet d’une préconisation de l’OMS en 2011. Tout cela a été balayé d’un revers de main par Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’Économie numérique, qui justifie sa position en assurant qu’« il n’est pas question de jouer avec des peurs irrationnelles ». Chacun appréciera l’irrationalité des nombreuses études à charge (certes aussi nombreuses que les études contraires) et des préconisations de l’Organisation mondiale de la santé. On retrouve plus de sincérité dans le discours de la ministre lorsqu’elle déclare, au sujet du déploiement de la 4G, que c’est « un enjeu important qui représente un investissement de 3 milliards d’euros sur cinq ans et des dizaines de milliers d’emplois ».