La station d’épuration de Wattrelos, mise en service en 1986 et rénovée au début des années 2000, traite aujourd’hui les eaux usées de près de 417 000 équivalents-habitants répartis sur 15 communes de la MEL et sur la commune de Mouscron (Belgique). Avec ce projet d’extension reconstruction, sa capacité passera à 511 500 équivalents-habitants d’ici 2031, soit une augmentation de plus de 20 %.
PUBLICITÉ
• une capacité de traitement portée de 3,3 m³/s à 10,3 m³/s grâce la création d’une nouvelle filière dédiée aux temps de pluie de 7 m³/s,
• un bassin de stockage de 30 000 m³, soit l’équivalent de 10 piscines olympiques, permettant de mieux gérer les fortes pluies,
• l’intégration potentielle de la réutilisation des eaux usées traitées (REUT) pour des usages locaux, et une insertion paysagère exemplaire, avec la création de 4 hectares de prairies fleuries et le renforcement de la trame bocagère pour favoriser la biodiversité.
Le phasage du chantier sera conçu pour limiter l’impact sur l’environnement et les riverains. Un groupe de 20 à 40 habitants sera d’ailleurs associé pour échanger régulièrement sur l’avancement et remonter leurs observations.
Une station exemplaire et à énergie positive
La nouvelle station de Wattrelos – Leers sera productrice nette d’énergie grâce à un bouquet technologique unique :
• la méthanisation des boues issues de l’épuration produisant 11 GWh/an de biométhane, soit la consommation annuelle de 2 800 habitants,
• un potentiel énergétique des boues séchées représentant 14 GWh/an.
• la récupération de chaleur fatale (2,2 GWh/an), couvrant les besoins de la station et équivalant au chauffage de 1 500 logements,
• 6 000 m² de panneaux photovoltaïques et des turbines hydroélectriques couvrant plus de 10 % des besoins en électricité,
Par ailleurs, la station est approvisionnée à 100 % en électricité verte. Ainsi, elle deviendra l’une des plus grandes stations à énergie positive de France.
La station d’épuration intégrera des dispositifs innovants pour le confort et la qualité de vie des riverains :
• captation et traitement des odeurs à la source,
• confinement des équipements bruyants,
• alimentation du process intégralement en eau réutilisée,
• un séchage optimisé des boues, réduisant les volumes de transport de plus de 1 000 camions par an.
Le projet représente un montant global de près de 293 millions d’euros :
• 200 millions d’euros d’investissement pour les travaux,
• 93 millions d’euros pour l’exploitation pendant 12 ans confiée à Saur France.
Le financement prévoit des subventions de l’Agence de l’Eau Artois-Picardie (45 M€ de subventions et 30 M€ d’avances remboursables) et du FEDER (6 M€ pour le volet énergétique).
Le chantier est mené par étapes afin d’assurer la continuité du service public :
• 2025 : lancement et travaux préparatDéclarationsoires,
• 2026 – 2028 : construction des nouveaux ouvrages,
• 2029 – 2030 : mise en service progressive,
• 2031 : exploitation de la station modernisée.
Selon Damien Castelain, Président de la Métropole Européenne de Lille : « Avec ce chantier de 200 millions d’euros, la Métropole Européenne de Lille engage l’une des plus grandes modernisations de station d’épuration en France. C’est un projet structurant, qui augmentera de 20 % la capacité de traitement et garantira un service public de l’assainissement, moderne et efficace pour des centaines de milliers d’habitants. »
Groupement
Mandataire et exploitant : Saur France
Génie épuratoire : Stereau
Génie civil : NGE GC, filiale du Groupe NGE
Architectes : HB Architectes associés et Atelier 9.81
Maîtrise d’œuvre : Artelia
Montant global du marché : près de 300 M€, dont 200 M€ pour les travaux et 93 M€ pour l’exploitation de la
station sur 12 ans par Saur France.