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RÉSEAUX VRD

L'Arcep contredit Free Flex (en partie)

PUBLIÉ LE 13 JUILLET 2021
S. B.
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L'Arcep contredit Free Flex (en partie)
L’Arcep rend public ses conclusions sur l’épineux sujet du renouvellement des terminaux mobiles et des pratiques commerciales de distribution. Un thème au cœur de l’actualité alors que Free a lancé Free Flex pour prendre des parts de marché à ses concurrents.
 
L’Arcep est claire : les informations collectées dans le cadre du Baromètre du numérique ne montrent pas de différence notable entre la durée de détention d’un smartphone subventionné et celle d’un smartphone non-subventionné : 69% des détenteurs d’un smartphone subventionné possèdent leur téléphone depuis moins de 2 ans contre 63% pour l’ensemble des détenteurs de smartphones. Voilà qui ne va pas réjouir l’opérateur Free qui dénonce les offres couplées mobiles + forfaits qui pousseraient à un renouvellement prématuré afin de lancer son offre Free Flex.
 
La subvention ne pousse pas à la conso
 
Ce résultat est conforté par les données obtenues par l’Arcep auprès des opérateurs : l’ancienneté de l’ensemble des smartphones actifs sur les réseaux serait, en moyenne, de 32 mois contre 29 mois pour les smartphones subventionnés. Ces résultats ne permettent cependant pas de conclure quant à la durée totale d’utilisation des smartphones, qui peuvent changer de propriétaire au cours de leur vie.
Au-delà des pratiques de subventionnement, il convient de se saisir du sujet du renouvellement des smartphones dans son entièreté : sur les 16 millions de smartphones neufs vendus en France en 2020, la moitié (49%) a été commercialisée par les opérateurs de téléphonie, une proportion qui n’a cessé de diminuer au cours des dernières années.
 
Baisse des offres « couplées » ?
 
Les opérateurs proposent des offres de terminaux liées à la fourniture d’un forfait de communication électronique mais la proportion de forfaits avec subvention du terminal ne cesse de diminuer et ne représente que 21% de l’ensemble des contrats forfaitaires souscrits par la clientèle grand public en 2020. Agir sur un seul type d’acteur ou un modèle de distribution ne permet donc pas de saisir le sujet du renouvellement des terminaux dans son entièreté.
 
Renouvellements moins fréquents ?
 
Selon les sources, la durée d’utilisation individuelle des smartphones en France est évaluée entre 23 mois et 37 mois. Ces durées, qui se seraient allongées de 6 à 12 mois entre 2013 et 2019 restent cependant éloignées des 5 voire 10 ans de durée de vie potentielle des terminaux mobiles (chiffre à prendre avec précautions tant le vieillissement du logiciel fini par rendre le smartphone quasiment inutilisable).  Pour mieux comprendre les facteurs explicatifs du renouvellement, il serait nécessaire de collecter davantage d’informations sur le cycle de vie global des terminaux mobiles (utilisation, stockage, réparation, revente…). Mieux connaître les acteurs et les enjeux du reconditionnement, améliorer la collecte de terminaux mobiles en vue de leur réemploi, et encourager le développement de cette filière, pourraient permettre un allongement de la durée d’utilisation totale des smartphones.
 
Le mobile, l’ennemi de l’environnement ?
 
L’ensemble des terminaux numériques seraient à l’origine de 81 % des émissions de gaz à effet de serre du numérique en France, d’après le rapport d’information du Sénat sur l’empreinte environnementale du numérique. Parmi eux, les smartphones représenteraient 13 % des émissions de GES des terminaux numériques en 2019 (soit 11 % de l’empreinte environnementale totale du numérique). Ils n’occupent néanmoins que la troisième position après les téléviseurs (23 %) et les ordinateurs portables (14 %).
 
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