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Des infrastructures maritimes biomimétiques dans le port de Cherbourg

Par la rédaction. Publié le 23 septembre 2020.
Des infrastructures maritimes biomimétiques dans le port de Cherbourg
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Dans le cadre du programme Interreg Marineff, différents prototypes d’infrastructures maritimes adaptés à la préservation des ressources halieutiques et de la biodiversité marine ont été immergées dans le port de Cherbourg.
 
Lancé en 2018 pour une période de 4 ans, le programme Interreg Marineff entend repenser les infrastructures marines et concevoir des digues, jetées, quais, épis et mouillages destinés à mieux protéger les écosystèmes menacés des deux côtés de la Manche.

Autour de ce projet se sont unis l’Université de Caen Normandie, le Muséum National d’Histoire Naturelle, les Ports de Normandie, les Travaux Public du Cotentin, Vinci Construction Maritime et Fluvial, University of Southampton, Bournemouth University et University of Exeter, tous pilotés par l’ESITC Caen.
 
L’ESITC Caen, qui assure donc la coordination et la gestion du projet, apporte l’expertise de son laboratoire de recherche dans le domaine des infrastructures maritimes - et notamment des matériaux béton écoconçus et adaptés au milieu marin. Une thématique intégrée à la formation d’ingénieur de l’école et dans le Mastère Spécialisé « Expert en ouvrages maritimes et portuaires ».
 
L’école possède par ailleurs une expérience unique, ayant piloté de 2011 à 2015, le programme Interreg IVA France (Manche) / Angleterre RECIF qui a abouti à la fabrication de plusieurs récifs artificiels immergés dans la rade de Cherbourg.

Huit sites pilotes
 
Le projet Marineff est doté d’un budget de 4,6 M€, cofinancé par le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) et concerne 8 sites de déploiement, remplissant les conditions requises(salinité, profondeur, type de fond marin). Les infrastructures maritimes biomimétiques développées pour l’occasion ont pour but d’améliorer l’état écologique des eaux d’au moins 15 %.
 
Conçues par l’ESITC Caen pour les bateaux de plongée, elles viendront pallier le manque de mouillages fixes sur les sites de plongée réputés de la baie de Dinard, Bizeux, Buharats et Vieux-Banc. Parmi leurs bienfaits, elles réduisent l’impact des ancres larguées par les navires de plongée sur la biodiversité des récifs naturels et permettent de se servir du support pour développer la biodiversité.
 
Elles feront l’objet d’un suivi régulier de leur apport, basé sur la mesure de la biomasse, de la biodiversité, de l’abondance des ressources halieutiques et de l’eutrophisation, le suivi des espèces invasives et l’analyse des réseaux trophiques.
 
Quelles infrastructures ?
 
La digue de Ouistreham a été choisie avec les sites anglais de Poole Harbour et Bouldnor pour accueillir la version artificielle des « rockpools », ces piscines d’eau stagnante qui se forment dans les cavités rocheuses ou vaseuses après le passage des marées. Les structures seront installées de façon à permettre aux biologistes marins de l’Université Caen Normandie d’étudier l’effet de la distance entre les rockpools sur la colonisation du mur environnant et des piscines elles-mêmes.
 
La fabrication des 36 blocs de 120 cm de côté, dont 24 prévus pour renforcer les digues de Cherbourg, a démarré le 5 mars sur le port par l’entreprise TPC et Vinci Construction Maritime et Fluvial. 12 de ces éléments seront déployés près des récifs artificiels immergés en 2015 dans le cadre du projet RECIF piloté par l’ESITC Caen. Les 12 autres seront posés le long de la digue de l’Est. Ces infrastructures font appel à un design optimisé pour accroître la biodiversité. 
 
Également produits par l’entreprise normande TPC, les modules de prismes d’huîtres imaginés par les partenaires du programme Marineff seront déployés dans le Solent, un détroit séparant l’île de Wight du Royaume-Uni continental. Optimisés pour favoriser la fixation des larves d’huitres, les 26 modules seront immergés en eaux peu profondes, au cœur de l’habitat de l’huître indigène du Solent.

Ces infrastructures font appel à des écomatériaux innovants, notamment par l’incorporation dans le béton de coproduits coquilliers, formulation développée pour le projet RECIF.
 
 
 
Crédit photo : Philippe Beuf
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