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50 000 matériels TP en 2024 : un recul de -10%

Par Julia Tortorici. Publié le 7 février 2024.
50 000 matériels TP en 2024 : un recul de -10%
Source : Seimat
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Avec un marché immobilier qui s’effondre, et des TP plutôt atones, un coup de frein était à prévoir sur le marché des matériels TP. Grâce à la connectivité des machines, reflet concret du comportement des parcs en France, les adhérents du Seimat font preuve d’assurance dans une économie qu’ils ne considèrent « pas dramatique ».

« Nous restons dans une dynamique positive où l’offre et la demande recommencent à se croiser, argumente ainsi Davy Guillemard, président du Seimat. Il est vrai que le marché se ralentit, influencé par une lame de fond d’anxiété dans certains métiers, et par des éléments exogènes mondiaux, mais en France, nous sommes davantage sécurisés. L’attention particulière que nous portons à la connectivité des machines nous permet de suivre de près le comportement des flottes et d’ajuster les stratégies : il s’agit d’échapper à un certain aveuglement face en cas de hausse des commandes et de nous assurer que les engins tournent bien ». La situation n’est pas dramatique, loin s’en faut. 2023 aura vu la vente de 23 676 engins de terrassement, contre 23 000 annoncés par le Seimat, et 3388 matériels de compactage et routiers (hors pilonneuses et plaques) vs 3350 en prévision. Une croissance quasi nulle à +0,8%, conforme aux attentes du syndicat par rapport à 2022. « La valeur du marché total, en revanche, a légèrement gonflé, intervient Pascal Petitjean, son secrétaire général. Elle passe à 3,3 milliards d’euros contre 3,1 milliards d’euros en 2022, soit une hausse de +4% ». Cette progression ne se traduit cependant pas dans les volumes : 55 300 unités en 2023 contre 58 200 en 2022 (-5%).

Le lourd chahuté

L’évolution des matériels, par division, sur 12 mois, n’est pas brillante.  Le matériel routier, comprenant plaques et pilonneuses cette fois, est en chute de -20%. Celui de terrassement limite la casse à -6%, quand la manutention et le levage se maintiennent à peu près à -1%. Seuls le compact et les matériels pour le béton s’affichent en croissance respective de +4% et+7%. Dans le détail des catégories de matériel lourd, la pelle à chenilles est clairement impactée par les difficultés de la supply chain (2191 unités soit -16% sur un an). Le tombereau articulé reste un marché stable à +1% (309 unités) face à son homologue rigide qui affiche une contreperformance (0 unité vendue). La niveleuse est en retrait de -31% (46 unités) alors que le bull progresse de +47%. La chargeuse sur pneus, engin de production par excellence, remonte à +16% (1345 unités). « Dans l’ensemble, le marché du matériel lourd devrait s’orienter en baisse de -10% en 2024, alors que la FNTP prévoit un CA de +2% et un volume d’activité en légère contraction de -1% », précise Davy Guillemard.

Le routier en chute

Le marché du matériel de compactage et routier est, quant à lui, nettement à la baisse, de l’ordre de -20%. Outre le « gros centre de masse de plus de 80% des statistiques » que représentent les plaques et pilonneuses, le finisseur est en recul sévère de -26% à 128 unités. Notons toutefois la bonne tenue des rouleaux autoportés à +5% à 2002 unités. « Malgré les trésoreries élevées des collectivités, on observe des réticences à lancer les travaux, analyse pour sa part Antoine Mayolle, vice-président du Seimat, secteur TP. Des difficultés qui s’expliquent notamment par la hausse de +20% des coûts énergétiques et de mise en production des enrobés ». Dans l’ensemble, le marché du matériel de compactage et routier suivra le terrassement lourd, à -10% également, dans un marché des travaux routiers stable (-0,1% à fin septembre 2023 selon Routes de France). « Et nous ne percevons pas de redressement dans l’immédiat », conclut Davy Guillemard.

Le guidage gagne à être connu

En lien étroit (et évident) avec le matériel lourd, le marché des systèmes de guidage de seconde monte confirme son repli de -23% en 2023 à 358 unités. « Ces équipements ne représentent pas encore des volumes énormes, indique Pascal Petitjean. Pourtant, leur coût important peut être rentabilisé rapidement en matière de productivité, et leur effet est probant sur la décarbonation. Notre objectif sera de mieux faire connaître les avantages du guidage ». De fait, le Seimat organisera un webinaire consacré à ce sujet le 20 mars prochain qui en listera les vertus. En cumul sur l’ensemble de l’année 2023, le marché global français des matériels TP s’élève donc à 55 321 unités, en recul de -5%, dont 5 012 engins de terrassement lourd et 13 075 matériels routiers et de compactage. « En 2024, nous prévoyons un marché global de 50 000 unités au total, dont 20 900 engins de terrassement (lourd et compact) et 11 800 matériels de compactage et routier. Soit un recul de -10% », ajoute le secrétaire général.

La décarbonation lâche le frein

En prévision d’un Intermat axé sur la décarbonation, le Seimat redouble d’intensité sur les actions lancées en 2024 autour de cet enjeu toujours plus pressant. Le début d’année est dédié à la création d’un groupe de travail dédié aux engins de chantiers avec le ministère de la transition énergétique. Il s’agit de calculer les TCO, les gains de CO2, de valoriser les aides nécessaires, dont le dispositif de suramortissement, et instaurer un bonus. Un travail étroit a également été amorcé avec l’Ademe afin d’évaluer le potentiel de décarbonation des engins TP. « Le rétrofit et le ré-usage des matériels feront l’objet d’une attention toute particulière », promet Pascal Petitjean qui compte dans les rangs du Seimat des rétrofiteurs en demande de progrès ainsi que des constructeurs épaulés par des startups du rétrofit. Le syndicat a d’ores et déjà soumis une demande à la DGT visant à faire évoluer le guide de modifications machine pour permettre et encourager le rétrofit. Des travaux en lien avec la nouvelle directive machine émise par l’Europe. « Tout opérateur réalisant une modification substantielle devient fabricant de la nouvelle machine modifiée. Il doit alors appliquer les exigences de l’article 10, précise le secrétaire général. Or, cette obligation est impossible à tenir pour un rétrofiteur et pourrait tuer dans l’œuf l’impulsion du rétrofit ».
 
 
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