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Topcon mise sur la versatilité de l’hybride  

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Topcon mise sur la versatilité de l’hybride  
Par S. B., le 9 août 2018
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La réglementation sur les DT-Dict n’en fini pas de faire bouger les secteurs lié aux réseaux. Une des contraintes nouvelles pour les entreprises est de devoir, sur les réseaux en classe A, effectuer un relevé très précis, « idéalement » tranchée ouverte. Même les fabricants de matériel de relevé topographiques ont dû s’adapter à cette contrainte pour proposer du matériel simple d’usage tout en restant techniquement à la pointe. Rencontre avec Guillaume Devismes (Directeur Topcon Positioning France) et Michel Grenut (Responsable des ventes Géomatique France).

La réglementation sur les DT-Dict a apporté beaucoup de changements à la profession qui, globalement, s’en trouve satisfaite. Mais elle a aussi apporté son lot de nouvelles mesures comme la classe de sensibilité des réseaux. Une loi qui range en classe A tous les réseaux sensibles pour lesquels il est essentiel de fournir des coordonnées précises afin de renseigner les plans de la façon la plus fiable. Mais comme il est compliqué d’avoir un géomètre durant toute la durée d’un chantier, il devient pratique pour les entreprises de former son personnel à l’usage des produits de relevé topographique.

Une bonne idée qui se heurte malheureusement à la complexité d’usage. L’utilisation de ces station totales et autres machines GPS peut parfois demander des compétences qu’un novice n’aura pas. Topcon a bien compris que la géolocalisation des réseaux en classe A posait des problèmes aux canalisateurs et s’est donc mis en tête de proposer un produit hybride, cumulant les atouts des 2 engins. Et pour ne pas en faire une hydre à 2 têtes indomptable, le fabricant américano-japonais a jeté tout son savoir-faire pour proposer un logiciel le plus intuitif, personnalisable et simplifié possible. « Il n’est pas possible de faire de la sous-traitance pour le recollement sur toute la durée d’un chantier. Les appareils doivent donc être plus faciles à utiliser pour être adoptés par les employés qui s’en servent. Cela passe par le logiciel et l’ajout du GPS », souligne Guillaume Devismes. Il faut toutefois différencier les travaux sur le patrimoine existant où est fait appel à une entreprise qualifiée et les travaux neuf lors desquels le recollement se fait tranchée ouverte par du personnel moins qualifié. Et là, l’aide du logiciel pour utiliser la station le plus facilement, est un atout énorme.

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Comment l’hybridation peut-elle aider l’utilisateur ? A priori, utiliser une machine techniquement plus complexe ne devrait pas être un atout pour pousser à son adoption par les novices. On l’a évoqué plus haut, tout le secret réside dans le logiciel qui prend l’utilisateur par la main pour tirer le meilleur parti de la machine. « Il est possible d’associer de la levée GPS et de la levée « station » selon le cas de figure, si le ciel est visible ou non, si le terrain est dégagé ou encombré. Le passage de l’un à l’autre se fait en un clic et les 2 territoires de mesure s’additionnent. Pour cela, on gère les systèmes de projection mais c’est transparent », explique Michel Grenut. « Et ce travail poussé sur l’ergonomie est capital car, comme dans le cadre du marché que nous venons de remporter avec Colas, nous sommes de plus en plus confronté à des utilisateurs qui ne sont pas géomètres », poursuit-il. Dans les grosses entreprises, il peut y avoir un home dédié à l’aspect géomètre des travaux, mais dans en règle générale, ce sont surtout des chefs de chantier qui sont chargés du recollement.

Le gain de temps est manifeste avec le système hybride. Topcon annonce même une hausse de 30 % de la productivité. Comment ? Tout simplement en gagnant du temps sur le déplacement et la mise en place de la station. Le GPS, de base précis à quelques mètres près, devient sur les appareils pro, beaucoup plus précis. Dans les faits, les mesures sont précises à 2 à 4 cm en planimétrie et 3 à 5 cm en altimétrie. Et cette précision peut se faire soit avec une station GPS de base en binôme, soit avec le réseau des balises GPS référencées qui maillent le territoire. De plus, et l’on revient sur la polyvalence du logiciel qui permet, d’un simple clic, de moduler la précision ce qui permet, lorsqu’il n’est pas utile d’atteindre le centimètre, de travailler plus rapidement ! Sans compter que, quel que soit le chantier, le mariage du GPS et de la Station Total permet de prendre ses mesures partout.

A l’usage, la facilité d’usage rend rapide l’adoption de l’appareil.  Si la qualité de mesure est similaire à ce que l’on trouve chez les deux autres ténors du marché mondial, Topcon mise sur son logiciel ultra-simple pour se démarquer. Tout est simple, intuitif, pilotable au doigt sur une tablette tactile tournant sous Windows 10 équipée d’un appareil photo. Et cela sans sacrifier les fonctionnalités puisque la machine regorge de fonctionnalités et cherche à être la plus exhaustive possible pour renseigner au mieux les professionnels qui vont ensuite récupérer les données de terrain. En quelques clics, l’interface peut être personnalisée pour ne laisser apparaître que les options réellement utiles à l’utilisateur dans un cas précis. La richesse n’est pas étouffante ! De plus, en import et en export, la liste des formats disponibles est considérable et il n’est même plus nécessaire de passer par un fichier d’échange. « Sur l’aspect logiciel, nous avons clairement de l’avance sur nos concurrents et cela rend nos produits bien plus attractifs tout en offrant un rendement supérieur, d’autant que toute notre gamme a été renouvelée techniquement récemment. Une gamme pour laquelle nous fabriquons tout, qu’il s’agisse des optique ou des têtes GPS. C’est aussi cette intégration totale qui nous permet de gérer cette chaîne logicielle unique », conclut Guillaume Devismes.

S. B.

 
Encadré : Les classes de précision
On trouve 3 classes de précision selon la vulnérabilité et l’importance sécurité et/ou stratégique des réseaux.
La classe A pour les ouvrages dont l’incertitude maximale de localisation est inférieure ou égale à 40 cm s’il est rigide ou à 50 cm s’il est flexible (l’incertitude maximale est portée à 80 cm pour les ouvrages souterrains de génie civil attachés aux installations destinées à la circulation de véhicules de transport ferroviaire ou guidé lorsque ces ouvrages ont été construits antérieurement au 1er janvier 2011) ;
La classe B pour les ouvrages dont l’incertitude maximale de localisation est supérieure à celle relative à la classe A et inférieure ou égale à 1,5 m (l’incertitude maximale est abaissée à 1 m pour les branchements d’ouvrages souterrains sensibles pour la sécurité) ;
La classe C pour les ouvrages dont l’incertitude maximale de localisation est supérieure à 1,5 m, ou 1 m pour les branchements d’ouvrages souterrains sensibles pour la sécurité, ou dont l’exploitant n’est pas en mesure de fournir la localisation correspondante.
 

Article issu du magazine Réseaux VRD n° 245.
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