Sans parler de véritable délocalisation de la production, Bomag inaugure depuis peu un concept « Value » pour certains de ses modèles dans la gamme des petites machines. C’est ainsi que deux plaques vibrantes guidées à main, à un sens de translation, la BVP 1036 et la BVP 1845, ainsi qu’un petit tandem de moins de 3 t, le BW 120, sont assemblés dans l’usine de Shanghai en Chine et vendues en Europe. « Nous restons fidèles à notre politique de qualité pour nos matériels, tous les composants principaux proviennent de l’Allemagne et sont assemblés en Chine sur nos propres standards… Nous allons ainsi pouvoir proposer pour les marchés européens, deux gammes de machines avec un positionnement différent. Une offre Premium d’une part, avec toute notre génération des plaques vibrantes Bomag et une gamme « Value », compétitive pour une clientèle cherchant un rapport qualité-prix intéressant et des gros volumes de vente » assure Philippe Ducouret, directeur général de Bomag en France. L’usine de Boppard en Allemagne reste ainsi la tête de pont de l’innovation de Bomag pour tous les métiers du constructeur. « Nous allons rapidement voir si notre stratégie est payante, les deux modèles de plaques ainsi que le tandem ont déjà été référencés au catalogue 2010 » ajoute Philippe Ducouret. En tout cas, après une année 2009 désastreuse où le chiffre d’affaires de Bomag a diminué de 60 %, cette nouvelle offre alternative ne peut qu’être bénéfique, d’autant que des appels d’offres ont d’ores et déjà été lancés en ce début d’année par certains loueurs français. « Les parcs des loueurs se sont largement allégés, on a assisté à la fin de l’année dernière à des phénomènes de déstockages massifs de machines de moyenne capacité. Même à niveau de marché très bas, nous devrions connaître un retour aux investissements pour les loueurs » assure le dirigeant français.