CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
Accueil > Actualités > Bâtiment - Gros oeuvre > Bétons biosourcés : une prénorme pour les granulats végétaux
BÂTIMENT - GROS OEUVRE

Bétons biosourcés : une prénorme pour les granulats végétaux

PUBLIÉ LE 21 MARS 2024
CH. RAYNAUD
Archiver cet article
Bétons biosourcés : une prénorme pour les granulats végétaux
Aujourd’hui à Paris, la Guilde Sable Vert et ses partenaires des filières agricoles et industrielles dévoilent les résultats du programme NG2B (Normalisation des Granulats pour Bétons Biosourcés). Après 3 ans de travaux, l’association révèle le contenu de la prénorme concernant les granulats végétaux entrant dans la confection des mortiers et bétons biosourcés.
 
Précurseur dans le développement de bétons à bases de particules végétales, la France a acquis une expertise reconnue à l’international dans le domaine. Les solutions techniques sont abouties et en mesure de d’être déployées à grande échelle pour répondre aux enjeux du changement climatique. Pour satisfaire à cet objectif la filière porte le programme NG2B  (Normalisation des Granulats pour Bétons Biosourcés) qui vise à intégrer ces matériaux dans les cadres normatifs. La première étape de ce projet a produit un premier référentiel sous la forme d’une prénorme présenté aujourd’hui à la presse et aux professionnels. L’occasion également de faire un point sur la disponibilité des ressources et sur les potentiels de développement industriels. « Depuis plus de vingt ans, la France possède l’expertise et les solutions techniques en matière de bétons biosourcés », déclare Bernard Boyeux, administrateur de La Guilde Sable Vert, « les acteurs de la filière se heurtent cependant à un obstacle majeur : aucune norme n’encadre, à ce jour, la caractérisation des bétons végétaux, freinant ainsi le développement de ce marché. A travers le programme NG2B, la prénorme - concernant les granulats à particules végétales entrant dans la conception des mortiers et bétons biosourcés - pallie cette carence. Ce nouveau référentiel commun forgera l’identité de la future norme ».
 
Une carte d’identité des granulats végétaux
 
Trois ans de travaux et une commission constituée de professionnels ainsi que d’experts de la construction (de l’amont agricole aux bureaux de contrôle, des services de l’État aux fabricants de liants et bétons, des artisans/applicateurs aux maîtres d’œuvre) ont œuvré sous l’égide d’un comité de pilotage et de trois laboratoires (le Cerema, l’ENTPE et UniLaSalle) constitutifs du conseil scientifique. De ce consortium émerge une carte d’identité des granulats végétaux compilant les spécificités susceptibles d’influer les caractéristiques techniques et environnementales des mortiers et bétons biosourcés dont les atouts sont nombreux :
Performances techniques : thermiques, hygrothermiques, mécaniques, acoustiques, pérennité des performances, etc.
Performances environnementales : matières premières renouvelables, bilan et stockage carbone, énergie grise, etc.
Performances socio-économiques : développement et synergie des territoires, emplois, etc. Réalisée autour d’un consensus tant sur les définitions pertinentes que sur la méthodologie appliquée aux granulats végétaux, cette prénorme fournit aux professionnels une base fondamentale afin d’établir des corrélations entre les caractéristiques et les performances des bétons biosourcés. Elle assure également un cadre salutaire pour les maîtres d’œuvre. « Qui dit prénorme, donc future norme, dit professionnalisation dans l’acte de construire mais aussi démocratisation de l’usage des bioressources à l’échelle des territoires. Tendre à la normalisation, c’est rendre conforme donc établir un cadre contractuel et vérifiable, ce qui touche également à l’aspect assurantiel », observe Emmanuelle Andreani, architecte de l’agence éponyme, « cette prénorme accompagne les acteurs vertueux et valorise le savoir-faire artisanal. Elle redonne sa place à l’humain. Plus prosaïquement, avoir un agro-produit normé, c’est bénéficier d’un matériau supplémentaire dans notre boîte à outils via une nouvelle filière d’approvisionnement structurée donc de gagner du temps ». « En ligne de mire, elle nous aidera aussi à assouplir le rapport et les échanges avec les maîtres d’ouvrage ainsi que les bureaux d’études qui, pour certains, sont frileux - car non aguerris - à l’emploi des matériaux biosourcés. Il faut parfois déployer énormément de pédagogie pour instaurer confiance et prise de conscience face à des bureaux d’études qui prennent ceintures et bretelles lors d’un programme innovant en termes d’empreinte écologique », conclut-elle.
 
 
PARTAGEZ
À LIRE ÉGALEMENT
Innovations et décarbonation chez Ammann
Innovations et décarbonation chez Ammann
Adjuvants, un rôle toujours plus essentiel
Adjuvants, un rôle toujours plus essentiel
Jonathan Chemouil : « Identifier la bonne solution pour le bon projet »
Jonathan Chemouil : « Identifier la bonne solution pour le bon projet »
« Les adjuvants sont au cœur du développement durable »
« Les adjuvants sont au cœur du développement durable »
Tous les articles Bâtiment - Gros oeuvre
L'essentiel de l'actualité de la construction
Ne manquez rien de l'actualité de la construction !
Inscrivez-vous ou abonnez-vous pour recevoir les newsletters de votre choix dans votre boîte mail
CHOISIR MES NEWSLETTERS