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[Exclu] Des échafaudages hors norme au Palais Garnier !

Par Ch. Raynaud, le 15 novembre 2021.
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En termes de complexité de conception et de mise en œuvre d’échafaudages, le chantier de la restauration de la couverture de la cage de scène et des chéneaux du Palais Garnier (Paris, 9ème arrondissement) est emblématique. Nous l’avons visité en exclusivité…
 
Le Palais Garnier est en restauration depuis le mois de juillet 2021 pour une durée de 17 mois. L’opération concerne principalement la toiture et les chéneaux de la cage de scène, mais également les chéneaux de la toiture zone publique, sur lesquels des fuites ont été constatées et dont les conséquences auraient pu être dramatiques pour le fonctionnement de l’Opéra. De ce fait, le projet de restauration a pour but de garantir l’étanchéité de la couverture, ainsi que d’améliorer le fonctionnement et la pérennité des ouvrages. Le projet principal pour l’échafaudeur était de réaliser un parapluie au-dessus de la cage de scène afin de permettre au couvreur d’intervenir dans les meilleures conditions possibles. « Ce projet nous a imposé de relever plusieurs défis », souligne Alain Bichet, Responsable de secteur - location montée IDF pour Layher, « d’abord, nous devions conserver le système de désenfumage sur la couverture provisoire en créant des « outeaux » intégrés dans le parapluie, mais également réaliser le parapluie sans aucun appui intermédiaire sur la couverture de la cage de scène, afin de laisser libre champ aux travaux de restauration de couverture ». La logistique n’était pas simple non plus car aucun moyen de levage n’était possible du côté Est (rue Gluck), impliquant plusieurs grutages de nuit pour l’approvisionnement du matériel à 48 mètres de haut.
 
Une mise en place pour épouser la façade
 
Ainsi, plus de 250 tonnes d’échafaudage de la gamme Universel ont été mis en place. « Nous avons d’abord échafaudé les façades jusqu’à 34 mètres de hauteur avant d’y installer une plateforme de travail sur les couvertures du bas-côté pour s’adapter au retrait de la façade », explique Pascal Grandcombes Desrives, Conducteur de travaux pour Echafaudage Service, « ensuite nous avons continué jusqu’à 48 mètres de hauteur et reconstruit une autre plateforme complète de 36 mètres de longueur. Il a fallu se réimplanter au-dessus des bas-côtés, situés à 32 m afin de remplir les espaces en échafaudages et créer des appuis et une structure solide pour la réalisation de ces deux plateformes ». Pour les approvisionnements côté Ouest (rue Scribe), un ascenseur de chantier (Alimak) a été installé, ainsi qu’une sapine de levage dotée d’un palan permettant de lever les matériaux à 48 mètres de hauteur.
 
Une structure à 55 mètres sans appuis
 
Par ailleurs, la complexité de ce chantier reposait sur la conception d’un parapluie destiné à couvrir une surface de 2260 m2, sans appuis sur la toiture, et d’une portée libre de 55 mètres comme attendue par le maître d’œuvre. « L’idée était de mettre en place des poutres transversales de 40 mètres de portée », explique Pascal Grandcombes Desrives, « les seuls appuis possibles étaient les têtes de murs des pignons de chaque côté du bâtiment. Or, vu les portées et les charges rencontrées, des poutres métalliques « de type HEB », auraient été trop lourdes et trop volumineuses à mettre en œuvre. C’est pourquoi nous avons opté pour la création d’un réseau de poutres en échafaudage, avec notre matériel FW, de 55 tonnes qui offre un poids réduit et seulement 3 éléments principaux (montants, membrures et diagonales) avec un assemblage simple et rapide grâce aux axes et goupilles ». Ainsi, 56 poutres primaires de 40 mètres de portée ont été reconstituées en échafaudage FW, et positionnées tous les 1,50 m avec un espacement entre les appuis de 35 m pour ne pas avoir de pieds sur la toiture. Chaque poutre a été doublée pour reprendre suffisamment les charges. « Cette alternative au système de poutres HEB est inédit en France », ajoute Alain Bichet, « ce n’est pas commun  car les poutres FW sont initialement prévues pour construire des passerelles. Toutefois, ce système était le seul à supporter la charge du Couvralu de 55 m x 40 m au-dessus de la cage de scène ».
 
Un parapluie étanche de 22 tonnes
 
Le parapluie, de 22 tonnes de type Layher Couvralu, positionné en appui perpendiculaire aux poutres FW a été spécialement étudié afin de pouvoir maintenir les dispositifs de désenfumage existants de la cage de scène, et surtout de maintenir l’évacuation des fumées. Pour maintenir ces dispositifs, il a été prévu de réaliser le parapluie en 4 sections par rampant de couverture, à altimétries différentes, afin de pouvoir créer les « outeaux » nécessaires. Ces outeaux sont sur la longueur du parapluie, laissant des surfaces de 35 m² à 46 m² chacun, une savante conception de l’échafaudage permettant l’entrée d’air côté pignons pour chasser les fumées en cas d’incendie. Enfin, pour assurer la stabilité d’un échafaudage d’une telle envergure positionné sur des murs en pente, une solution d’ancrages latéraux par étrésillonnement a été choisie pour que les zones d’appuis ne bougent pas en cas de vent.
 
Les défis à relever
Ce chantier imposait plusieurs contraintes techniques qui ont nécessité une étude approfondie pour l’échafaudeur :   
Le système de désenfumage à conserver sur la couverture provisoire en créant des « outeaux » intégrés dans le parapluie.
La conservation du monument historique : réaliser le parapluie sans aucun appui intermédiaire sur la couverture de la cage de scène, afin de laisser libre champ aux travaux de restauration de couverture.
Une logistique spécifique : aucun moyen de levage possible du côté Est (rue Gluck). Grutagesde nuit pour l’approvisionnement du matériel à 48 mètres de hauteur.
Les préconisations de sécurité sanitaire en période d’épidémie.
 
Les matériels mis en place
Compte tenu des besoins spécifiques du maître d’ouvrage pour mener la restauration du Palais Garnier dans les meilleures conditions (moyens de levage, plateformes de travail, etc.), ont été mis en place :
Une plateforme de 120 m² pour les installations de chantier.
Des sapines en structure Universel et des monorails pour faciliter la manutention des couvreurs.
Des escaliers à palier incorporé dont 1 côté Est et 1 côté Ouest qui montent jusqu’à 48m.
Un ascenseur de chantier de 2 tonnes qui monte à 48 m de hauteur pour l’acheminement des matériaux sur le chantier.
Un pont roulant fixé sous le Couvralu sur chaque versant pour monter jusqu’au faîtage.
Une adaptation de la structure avec des planchers complémentaires afin de permettre la réalisation de cadres de fixations pour bâches décors.
 
Le chantier en bref
Maitre d’ouvrage : Opéra Garnier
Maitre d’ouvrage délégué : OPPIC
Maîtrise d’œuvre : Pascal Prunet, Architecte en Chef des Monuments Historiques.
Entreprise lot Echafaudage : Layher SAS
Entreprise lot Couverture : Le Bras Frères
Entreprise de montage d’échafaudage : Echafaudage Service (filiale de Layher France) 
Matériels : 350 tonnes au total ; 55 tonnes de FW ; 22 tonnes de Couvralu
Durée de montage : 4 mois ½ avec 12 à 14 monteurs
Dépose des échafaudages : juillet 2022
Travaux réalisés par les couvreurs : Cage de scène : dépose totale de la couverture, des chéneaux existants, remplacement à neuf de l’ensemble, réfection des rives, révision des tasseaux... Zone publique : dépose des chéneaux encastrés en plomb, pose de chéneaux neufs en cuivre étamé.
Retrouvez sur LinkedIn Christine Raynaud, rédactrice en chef de Prescription Béton.
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