Près de 30 fouilles archéologiques ont lieu chaque année sur les sites Lafarge en France. Intégralement financées par l’entreprise, elles contribuent à une meilleure compréhension des environnements du passé et à sa diffusion auprès du grand public. Plusieurs sépultures, dans lesquelles l’individu est en position fœtale, ont été mises au jour. Elles sont datées du Néolithique moyen II (4800 à 3500 av. J-C.). Deux d’entre elles ont livré du mobilier céramique, dont un vase. Le mobilier permet de rattacher ces sépultures à deux traditions culturelles distinctes, dites de Noyen et de Balloy. Les sépultures du groupe de Noyen sont rares, elles ne comptent que deux autres occurrences dans la région, tandis que celles du groupe de Balloy trouvent des parallèles à Châtenay-sur-Seine, Marolles-sur-Seine et Grisy-sur-Seine. L’importance des sépultures découvertes à Hermé, rares et isolées, s’inscrit pleinement dans les questionnements 2 actuels sur l’hypothèse d’un Néolithique moyen III, période de transition encore mal définie, et potentiellement représentée ici. Par ailleurs, deux enclos accolés dans une configuration originale, ont été intégralement fouillés. Le premier, de forme triangulaire aux angles arrondis, s’emboîte contre un second enclos ovale, volontairement non fermé. De nombreuses structures en creux – fossés, fosses, trous de poteau – ont également été mises au jour aux abords immédiats des enclos. L’absence de mobilier rend difficile l’attribution chronologique et fonctionnelle de ces fossés et suggère un site autre que domestique. Il pourrait être lié aux activités agraires ou cynégétiques (qui concerne la chasse).
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Les vestiges les plus importants concernent deux occupations antiques sur une emprise de près de 2 ha, dont la fouille a débuté en mai 2025. Une des deux occupations enserre un bâtiment sur trous de poteau, plusieurs fosses et deux puits. Le mobilier céramique découvert dans le fossé suggère une occupation datant des premières années de notre ère. L’autre, à proximité immédiate, est un enclos trapézoïdal abritant plusieurs bâtiments, des puits, des palissades et des cellules matérialisées par des fossés. Ces derniers éléments laissent penser que le site était en grande partie dévolu à la gestion de cheptels : tonte, agnelage, traite, etc. Le mobilier, des Ier et IIe siècles après J.-C., comprend des monnaies en bronze, des fibules, une épingle en os, un fragment de boucle d’oreille en argent, des clous de chaussures et une grande quantité de tessons.