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Cyclevia : un an plus tard

PUBLIÉ LE 23 MARS 2023
LA RÉDACTION
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Cyclevia : un an plus tard
Cyclevia, l’éco-organisme de la filière des huiles minérales, a profité de cette première année d’exercice pour jeter les bases opérationnelles de son action. 
 
Il y a un an, le 23 mars 2022, Cyclevia obtenait son agrément et devenait l’éco-organisme de la filière des huiles minérales avec la vocation d’endosser la responsabilité des producteurs en matière de collecte et de traitement des huiles usagées. L’objectif est de porter la filière à un haut niveau de performance et de réduire son impact sur l’environnement. L’année passée, il s’est attaché à poser les bases : mettre en place une structure solide, fédératrice, et soutenir immédiatement, par des mesures concrètes, la collecte et le traitement des huiles usagées. 

Sur le plan de l’équipe, avec 12 collaborateurs, l’éco-organisme est aujourd’hui au complet. Il dispose de toutes les ressources nécessaires pour mener à bien sa mission, en métropole comme en Outre-mer, avec notamment deux chargés de relations partenaires et un responsable des activités ultramarines, impliqués sur le terrain. Sur le plan de l’activité ensuite, l’enjeu de cette première année était de mobiliser et de fédérer l’ensemble des acteurs en place autour d’un projet commun.

Une campagne d’adhésion a été menée dans le but de recruter les metteurs en marché (seule source de financement de l’éco-organisme par le biais des éco-contributions), afin d’enregistrer les professionnels de la collecte et du traitement des huiles usagées, mais aussi les collectivités, maillon essentiel qui assure la collecte auprès des particuliers et des petites entreprises. De ce point de vue, cette première année est un succès. Plus de 180 producteurs ont aujourd’hui décidé de rejoindre Cyclevia et de déclarer leurs volumes mis sur le marché, représentant près de 90% du gisement. Mais recruter n’est qu’un point de départ. Il s’agissait aussi d’initier une relation et d’instaurer la confiance. Pour ce faire, Cyclevia a développé une plateforme relationnelle facilitant les échanges, fluidifier les flux et sécuriser les données. 

Des alliées dans la quête du « dernier litre »

Dès juillet 2022, Cyclevia enregistrait la quasi-totalité des collecteurs-regroupeurs et couvrait ainsi l’ensemble du territoire, offrant aux professionnels la gratuité du ramassage de leurs huiles usagées partout en France. L’éco-organisme a récolté près de 200 000 tonnes d’huiles usagées en 2022 dont 79% livrées en régénération. Les collectivités occupent par ailleurs un rôle primordial dans le processus d’amélioration de la collecte. Elles sont aujourd’hui l’unique solution pour les particuliers qui souhaitent se défaire de leurs huiles usagées et l’unique point de contact entre Cyclevia et la population. La tâche est complexe : les volumes détenus par les particuliers sont très faibles (quelques litres), très dispersés sur le territoire et leur pouvoir de pollution, majeur. Il était donc essentiel de les soutenir dans leur action.

Pour les collectivités, la création de l’éco-organisme a changé la donne. En effet, dès le 1er septembre 2022, elles ont pu à leur tour s’enregistrer auprès de Cyclevia et bénéficier du ramassage gratuit, en métropole comme en Outre-mer, et ce de façon rétroactive à compter du 1er janvier 2022. L’éco-organisme s’est aussi attaché à concevoir et diffuser des outils de communication destinés dans un premier temps aux personnels pour les aider dans la gestion de ces déchets, et dans un second temps à l’ensemble de la population pour la sensibiliser à la dangerosité des huiles de vidange et orienter les flux en déchèterie.

Des solutions spécifiques à l’Outre-mer

Si le champ d’intervention de Cyclevia s’étend à tout le territoire national, les Outre-mer occupent une place unique, car les situations locales y sont souvent particulièrement tendues. L’augmentation préoccupante des huiles usagées et les distances que ces déchets parcourent, les défaillances souvent constatées des organisations en charge de leur collecte ou encore l’enjeu d’un traitement en local sont des questions majeures. 

Depuis un an, l’éco-organisme a pu rencontrer plus d’une quarantaine d’acteurs publics et privés, et conçu avec eux les premières solutions à déployer. En 2022, des visites ont été effectuées à La Réunion, la Guadeloupe, Mayotte et la Martinique. Au cours de l’année 2023, Cyclevia se rendra en Guyane mais aussi à Saint-Martin puis Saint-Pierre-et-Miquelon pour poursuivre son travail sur le terrain et continuer d’apporter des réponses individualisées aux besoins de chaque territoire. 

Des premières actions ont déjà été mises en place. À la Réunion, 680 tonnes d’huiles usagées ont été exportées par bateau en novembre 2022 vers la métropole en vue d’y être régénérées ; des études sont en cours pour expérimenter de nouveaux moyens de collecte : déchèteries mobiles à Mayotte, partenariat avec un réseau d’entretien automobile en Guadeloupe ; un plan spécifique de prévention et de gestion des déchets dans les collectivités va être mis en oeuvre ; enfin, une étude a été lancée, visant à l’implantation d’une unité de régénération à La Réunion (livraison de l’étude en 2024). 
 
Une filière plus durable

"En 2023, nous nous attacherons à accompagner l’Ademe dans des études sur le traitement des huiles « claires ». Nous renforcerons encore nos actions en faveur de la collecte. Nous réaffirmerons aussi notre engagement en faveur des Outre-mer et y développerons plus largement nos expérimentations", promet l’éco-organisme dans un communiqué.

Dans le but de toujours faire progresser la filière, 2023 sera aussi marquée par la mise en place de « l’info-tri ». À moyen terme, Cyclevia, en partenariat avec les producteurs, construira un plan de prévention et d’éco-conception des huiles minérales. La mise en place de l’éco-modulation, le 1er janvier 2023, s’inscrit dans cette même démarche. De même, 2024 verra naître un appel à projet visant à l’implantation en métropole d’une unité de régénération capable de produire des huiles de base régénérées de groupe 2 et/ou 3.


Une année en chiffres. 

- 87% des volumes d’huiles mis sur le marché ont été déclarés par les producteurs. Sur la base d’un volume global annuel estimé à 450kt (source Ademe). 
- 204 kt d’huiles usagées collectées dont 4941 tonnes dans les Outre-mer.
- 79% des huiles usagées collectées livrées en régénération.
- 100% du territoire métropolitain et ultramarin couvert par la collecte gratuite.
- 40% des collectivités enregistrées ou en passe de l’être, soit 60% des points d’apport volontaire du territoire.
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