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Matériels et recrutement : pourquoi ça cale ?

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Matériels et recrutement : pourquoi ça cale ?
Par Julia Tortorici, le 10 septembre 2019
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Les pouvoirs publics et la profession en sont désormais bien conscients : c’est par la voie de la formation que l’on résoudra l’enjeu du recrutement dans la construction, et plus spécifiquement dans le domaine du matériel de chantier qui manque cruellement de techniciens. C’est sans compter les difficultés que traverse la formation elle-même, entre centres saturés, et formateurs à la peine.

Avant de remédier à la problématique du recrutement en France, aggravée par un Grand Paris aspirateur de talents, il faudra en passer par la réforme de la formation professionnelle. Si le ministère de l’Education y met du cœur, il ne suffit pas à palier à la saturation des centres de formation, déjà fortement sollicités par un secteur des travaux publics en ébullition. Croulant sous les responsabilités (et les effectifs), les enseignants sont en plus dépassés. Malgré leur bonne volonté, se tenir informé de la mutation croissante de la construction prend du temps. D’autant que constructeurs et autres concessionnaires de matériels ont le « défaut » d’être pointus. L’alternance, bien que reconnue pour ses bénéfices à long terme, a ses limites dès lors que les besoins en recrutement sont immédiats. Les concessionnaires, déjà fortement sollicités sur le Grand Paris notamment, n’ont pas le temps de former. C’est une réalité.

Droit vers la privatisation

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« Nous croyons que la formation gérée par les constructeurs et les concessionnaires va prendre le pas sur les CFA*, explique Philippe Girard, président de JCB France et président de la Commission Formation du Club Seimat. Les centres dédiés à la conduite vont saisir l’opportunité pour faire de la formation technique. Ce sera coûteux mais le résultat sera là ». Le phénomène est déjà une réalité chez Colvemat, concessionnaire JCB sur le quart Est de la France dont les ateliers participent à l’effort collectif en créant une pépinière de main d’œuvre de techniciens. En parallèle, le constructeur JCB montre l’exemple. A l’instar des autres membres du Club Seimat, il met déjà à disposition des CFA machines et personnel pour la formation des élèves. En phase, son distributeur Colvemat est même partenaire de l’établissement de Bar-sur-Aube. Son rôle est crucial : « c’est aussi un moyen de détecter les jeunes profils prometteurs et d’assurer un lien continu avec la jeune génération », glisse Philippe Girard.

Le booster technologique 

En marge de leur soutien à l’Education Nationale, les importateurs de matériels en France prennent les choses en main. Malgré leur nombre réduit, les centres de formation privés fonctionnent à plein régime. « Nous délivrons des formations à nos concessionnaires, à nos clients, mais également aux personnels des grands loueurs », rappelle le président de JCB France. Fidèle à sa logique « le produit mais pas que… », non sans raison l’industriel britannique consacre de gros investissements dans la formation. Le développement fulgurant des nouvelles technologies, notamment de télémétrie, justifie à lui seul l’effort. « Avec LiveLink, nous collectons, traitons et restituons au client les données des machines. Nos ingénieurs les exploitent à des fins de productivité et de sécurité », rappelle Philippe Girard. Dans le domaine de la maintenance prédictive, les chefs d’atelier sont sensibilisés aux alertes machine qui leur permettent d’intervenir en amont. Par le biais du système LiveLink, concessionnaire ou patron de flotte et constructeur sont informés de l’état d’un parc. Une mécanique bien huilée mais qui ne tolère pas de « maillon faible ». Le technicien devra être bien formé. Quitte à ce qu’il le soit à distance.
 



 
 

Centre européen de formation JCB à Sarcelles. Crédit photo : BTP Magazine
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