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Bilan gaz Auvergne-Rhône-Alpes : moins de consommation et plus de gaz vert en 2020

Bilan gaz Auvergne-Rhône-Alpes : moins de consommation et plus de gaz vert en 2020
Chantier GRTgaz à Echirolles (38) /Crédit DR.
Par Veronica Velez, le 12 mars 2021.
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La baisse de la consommation nationale de gaz en 2020 s’est également confirmée pour la région Auvergne Rhône Alpes avec – 6 % par rapport à 2019. Climat exceptionnellement doux et crise sanitaire ont ainsi participé à ce phénomène de baisse tendancielle observé par GRTgaz. À l’heure du bilan annuel, George Seimandi, délégué territorial GRTgaz Rhône Méditerranée est également revenu sur l’essor des gaz renouvelables, une dynamique qui s’est encore poursuivie cette année.

En 2020, la consommation de gaz pour la région Auvergne-Rhône-Alpes se situe à 47 milliards de kilowattheures (kWh) soit une baisse de 6 % par rapport à 2019, marquée principalement par l’effet d’un climat exceptionnellement doux. Hormis pour l’industrie (-8 %) davantage affectée par la Covid-19, et en particulier le secteur automobile, la situation sanitaire a finalement eu un impact plus limité que le climat sur l’évolution globale de la consommation régionale. Pour le gestionnaire du réseau de 3 924 km, qui compte 92 sites industriels et 4 stations de compression, 420 postes de distribution publique et dessert 1 165 communes (excepté le Cantal avec Terrega), ce bilan de l’activité gaz rejoint la tendance observée ces dernières années, avec une érosion lente de la distribution publique. « Malgré cette année particulière, nous avons maintenu le programme d’investissement à 90 %, soit 23 M, et notamment l’achèvement d’un chantier majeur, celui de la déviation DN250 sur 300 m d’Échirolles, près de Grenoble qui s’est terminé en septembre 2020 », a souligné George Seimandi, délégué territorial GRTgaz Rhône Méditerranée.
Mais l’autre cheval de bataille du gestionnaire reste le prix du gaz. « Avec 9,24 €/MWh en 2020, le prix du gaz n’a jamais été aussi bas, et le plus bas sur le marché européen, a rappelé George Seimandi. C’est un point important pour la compétitivité du gaz. Nous avons donc fait tous les efforts possibles pour conserver notre place en 2020. »
Région historiquement industrielle, les demandes en énergie y sont importantes, notamment le secteur de la chimie et pétrochimie, qui a représenté 38 % de la consommation annuelle en 2020. Un argument de plus pour le gestionnaire pour soutenir le développement de nouvelles filières de gaz renouvelables. En 2019, 60 % des entreprises industrielles de la filière gaz auralpine étaient déjà opérationnelles sur les gaz du futur, le biogaz et l’hydrogène.

     L’essor confirmé de la filière biométhane
En France, plus de 1000 projets nationaux sont en cours, et l’Auvergne Rhône Alpes est aujourd’hui la 4e région de France en nombre de projets. L’essor de la filière biométhane issus notamment de stations d’épuration, du biogaz, qui peut être intégré dans les réseaux de distribution progresse, + 22 % par rapport à 2019. « Cette année, 214 sites sont en service, soit 74 % de croissance, dont 21 sont raccordés au réseau GRTgaz, avec une capacité de 4 TWh qui a plus que doublé. Avec des sources diverses, le biométhane est désormais une énergie installée, témoin d’une dynamique régionale », a indiqué George Seimandi.
« Aujourd’hui, ce sont 15 sites qui injectent, ce qui représente 146 GWh/an, soit la consommation de 11 000 habitants. Nous devrions atteindre 10 % en 2030, car la typologie de la région ne se prête pas à une énorme production », souligne le délégué territorial. Avec près de 120 projets dans les starting-blocks et pour donner de la visibilité à ces porteurs de projets, les opérateurs des réseaux gaziers ont aidé a définir 17 zonages qui ont été validés par la commission de régulation de l’énergie, dont le Rebours situé à Montluçon, le 1er dans la région et qui représente un investissement de 61 M€. Au cours de l’hiver 2019/2020, GRTgaz a mis en service 3 installations de Rebours, les premiers en France, afin de permettre de remonter le surplus de biométhane, du réseau de distribution vers le réseau de transport, et être acheminé vers d’autres territoires, « pour une solidarité interrégionale », pointe George Seimandi.

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     Des projets pour la production de méthane
« Notre ambition, qui s’inscrit également dans une stratégie bas carbone, c’est d’arriver à 100 % d’énergie renouvelable d’ici 30 ans. Le biométhane devrait compter pour 40 % », poursuit George Seimandi. Pour le reste, d’autres pistes sont à l’étude comme la gazéification des déchets valorisés. 15 projets de production de méthane/H2 par pyrogazéification sont recensés en France, dont certains dans notre région, comme la plateforme Gaya à Saint-Fons (69), qui a produit du méthane issu de pyrogazéification de biomasse en novembre 2019 et de Combustibles Solides de Récupération issue de déchets d’activités économiques en novembre 2020. Autre projet, la plateforme expérimentale du Groupe Insa dans les Plaines de l’Ain, premier projet en Europe de transformation de déchets non valorisés en gaz renouvelable, couplant la pyrogazéification et la méthanisation biologique, injectable à terme dans le réseau de gaz existant. Le projet Liten de CEA Tech à Grenoble, pour la valorisation des déchets carbonés par pyrogazéification et gazéification hydrothermale. « Nous estimons à 30 % la part de notre consommation de gaz pouvant être produite par pyrogazéification de nos déchets en 2050 », souligne George Seimandi.

L’hydrogène : sujet majeur en 2021
Autre fait marquant en 2020, la demande importante d’injection dans le réseau de GRTgaz de mélange hydrogène/méthane de synthèse issu des déchets grâce au démonstrateur de Power to Gas Jupiter 1000 dès son lancement en février 2020. À Fos-sur-Mer notamment, l’injection de gaz hydrogène à déjà démarré. L’hydrogène est aussi l’une des voies privilégiées par GRTgaz dans ses objectifs à plus long terme, et sera d’ailleurs « le sujet majeur en 2021 », promet George Seimandi. « Dans la perspective d’un réseau 100 % hydrogène à plus long terme, GRTgaz et dix autres gestionnaires d’infrastructures gazières ont présenté en juillet dernier leur vision du développement d’une “dorsale hydrogène” européenne, qui se traduirait par un réseau dédié de 3 300 km de canalisations hydrogène en France à l’horizon 2040 », assure-t-il.

    Le GNV : la dynamique se confirme
Le GNV/bioGNV confirme en 2020 son statut de carburant alternatif au service de la mobilité durable. Il représentera à terme, entre 20 et 30 % de la consommation en France, une dynamique que George Seimandi qualifie de « remarquable » et qui s’est mise en marche en France et en région. Avec 20 000 véhicules GNV en France, dont près de 800 camions (+92 %) et 500 bus et cars (+35 %) circulant en Auvergne-Rhône-Alpes, la dynamique se confirme avec le temps. Une évolution qui s’accompagne d’un nombre croissant de stations et points d’avitaillement. « En Auvergne Rhône-Alpes, ces véhicules peuvent se ravitailler dans 18 stations publiques, 11 autres sont en projet », confirme le délégué territorial.
Sachant qu’un véhicule roulant au bioGNV émet 3,5 fois moins de CO2 qu’un véhicule diesel identique réduisant ainsi fortement la pollution locale, le GNV s’affirme comme la première énergie alternative dans les transports.

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