Menu
VIDÉOS
BÂTIMENT
ENVIRONNEMENT
INFRASTRUCTURES TP
MATÉRIELS
RAIL
RÉSEAUX VRD
TERRASSEMENTS/CARRIÈRES

NGE : plus de concessions, plus de grands projets, plus de personnel

NGE : plus de concessions, plus de grands projets, plus de personnel
Baie d'Authie. Crédit photo : NGE
Par Julia Tortorici, le 14 avril 2021.
Newsletters gratuites
-------------------- PUBLICITÉ --------------------
NGE fait partie des privilégiés ayant finalement peu souffert de la pandémie en 2020. Le CA n’est en retrait que de -3,8 %. Avec 80 % de son activité budgetée dans son carnet de commandes au 1er janvier 2021, le groupe profite d’une certaine visibilité. De quoi enclencher dare-dare un plan de développement entre 2021 et 2025 dont l’ambition laisse pantois : une multiplication par 4 des investissements dans les concessions, un doublement des grands projets à l’export, 20 000 collaborateurs en 2025.

Un CA de 2 402 millions d’euros à la baisse modérée

2020 aura finalement révélé « le meilleur de NGE » estime Antoine Metzger, son président. Le Groupe a démarré l’année sur 10 semaines « très fortes », laissant présager une année record d’exploitation, avant d’être freiné par la pandémie. Le premier confinement n’a fait que peu de dégâts, les équipes ayant été immédiatement mobilisés sur 3 chantiers d’urgence dont la réhabilitation du talus de Sèvres. Mi-mai a sonné la reprise et l’obtention de nouveaux contrats internationaux en Egypte, au Panama et au Mexique, notamment. En France, le doublement de l’A63 à Bayonne et le CDG Express ont achevé de faire de 2020 une année « extraordinaire ». Le second semestre a en effet permis de réaliser 60 % de l’activité de l’année avec un CA journalier de 10 millions d’euros ! Avec près de 80 % de l’activité budgétée dans son carnet de commandes au 1er janvier 2021 – il reste 2 048 millions d’euros à réaliser sur les 3 987 euros d’objectif - NGE ne freine pas ses ambitions. « Un plan de développement établi jusqu’en 2025 prévoit de multiplier par 4 les investissements dans les concessions, de doubler les grands projets à l’international (qui représentent aujourd’hui 19 % du CA du groupe), et d’augmenter la diversification des activités grâce à un maillage plus efficace du territoire français, la hausse de la palette des métiers ainsi que l’accélération du développement sur les marchés émergents », énumère Antoine Metzger.
 
Jean Bernadet, Antoine Metzger, Jean-Sébastien Leoni

-------------------- PUBLICITÉ --------------------
+8 % de croissance par an 

Pour 2025, le Groupe entend atteindre un CA de 3 515 millions d’euros. Une bonne base de lancement à ce plan de développement reposant sur 3 axes majeurs. « Nous avons prospecté 25 milliards de projets d’infrastructures à financer pour 50 % en France et 50 % à l’international », précise Jean Bernadet, directeur général de NGE. Au premier plan, le secteur ferroviaire qui concentre 12,4 milliards d’euros de ces projets. Suivi du secteur autoroutier (6,3 milliards), de la fibre (5,4 milliards) et de l’énergie (1 milliard). « Nous nous fixons également un objectif de 1 milliard d’euros de travaux, dont 44 % sont déjà acquis, dans le domaine des grands projets internationaux », ajoute le responsable. Une accélération à l’export donc, tirée par la présence dynamique de TSO, qui vise le doublement du CA d’ici 2025. A noter la forte portée des grands projets français dans ce programme qui réunit le Grand Paris Express (9,5 milliards), le Canal Seine Nord (3,5 milliards) et le Lyon Turin (2 milliards). « Nous ciblons plus spécifiquement le Canada dans le secteur de la mobilité où nous avons répondu à deux appels d’offres, poursuit-il. Notre savoir-faire dans la fibre nous permet d’espérer une progression de 20 % à 30 % du CA sur des marchés comme le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Suisse ». Côté diversification, NGE entend compléter son maillage en France sur les métiers liés à l’électricité (+91 %) dans le Sud-Ouest notamment, la route (+43 %) dans la moitié sud, le génie civil (+ 30 %), les VRD (+19 %) et le terrassement (+15 %) sur l’ensemble du territoire. 

Incursion environnementale

« NGE a la volonté de développer les nouveaux métiers liés à la transition écologique et l’économie circulaire, complète Antoine Metzger. Cela englobe les travaux de dépollution, maritimes et fluviaux, énergétiques, et plus spécifiquement liés à l’hydrogène, ainsi que la déconstruction et le génie végétal ». Ambitieux mais humble, le Groupe entend s’appuyer sur des partenariats de type Semop, DSP et PPP. L’incursion environnementale ne s’arrête pas là. Face aux nouvelles exigences réglementaires sur la maîtrise de l’empreinte carbone, NGE affiche un objectif de réduction de ses émissions de -4 % par an sur « des projets concrets ». Les plateformes de valorisation, à ce jour au nombre de 15, seront augmentées afin que 55 % des excédents de matériaux sur les chantiers puissent être réutilisés. 

Le matériel en première ligne

« Nous savons que le terrassement produit davantage de CO2 que la fibre, par exemple, nous travaillons donc sur le suivi du taux de ralenti de nos machines maintenant dotées de systèmes Start & Stop, indique le président. « Les engins générant 85 % de nos émissions, un investissement de 91 millions d’euros est planifié afin d’agir sur leur caractère polluant. Les machines de terrassement bénéficieront de 18 millions d’euros quand le ferroviaire se verra attribuer 10 millions d’euros », ajoute Jean-Sébastien Leoni, directeur général adjoint de NGE. « Investir c’est croire en l’avenir et être optimiste, affirme Antoine Metzger. Un milliard sera donc investi dans les 5 prochaines années afin de renouveler le matériel, de multiplier les concessions, et de faire de la croissance externe, nécessaire à notre bon développement. Un vaste plan de recrutement a également été lancé prévoyant un objectif de 20 000 collaborateurs en 2025 ». 



2020 en chiffres

Taux de croissance moyen de +9 % sur les 4 dernières années
EBITDA de 7,3 %
Carnet de commandes de 4 milliards d’euros


 

Retrouvez sur LinkedIn Julia Tortorici, rédactrice en chef de BTP Construction.
Toute l'information de cette rubrique est dans :
BTP Magazine
Le magazine des nouveautés, tendances et stratégies des constructeurs.
Découvrir
Acheter un numéro
À lire également
Sandvik rachète DSI Underground
Sandvik rachète DSI Underground
Sandvik vient de finaliser l'acquisition de DSI Underground, un fabricant de produits, systèmes et solutions de soutènement et de renforcement des sols pour les industries minières et des travaux souterrains.
Navya resserre son Directoire
Navya resserre son Directoire
Navya annonce la simplification et le renforcement de son Directoire en vue de la future commercialisation de solutions de conduite autonome de niveau 4.
Artelia accélère son développement en Europe
Artelia accélère son développement en Europe
Malgré la pandémie, Artelia a poursuivi sa dynamique de développement en Europe, après l’intégration réussie de la société danoise MOE (1 000 personnes) fin 2019.
Nouvelle nomination dans le réseau Volvo Trucks
Nouvelle nomination dans le réseau Volvo Trucks
Depuis le 1er juillet, le garage HDFVI (Hauts de France Véhicules Industriels) situé à Arques est nommé Nouveau Réparateur Agréé au sein du réseau Volvo Trucks France.
Ficime : le bon rebond du 1er semestre 2021
Ficime : le bon rebond du 1er semestre 2021
Après une année 2020 plombée par la crise sanitaire, l’heure est au rebond sur les 6 premiers mois de l'année pour les 450 entreprises intervenant dans le commerce B to B et l’import-export, adhérentes à l’un des 13 syndicats affiliés à la FICIME. Pour le seul secteur du BTP, le CA global a bondi de 20% et les commandes se sont envolées..
Groupe Geotec rachète la société corse Rocca E Terra
Groupe Geotec rachète la société corse Rocca E Terra
Groupe Géotec, acteur de l’ingénierie conseil dans le domaine de la géotechnique, de l’environnement, des risques naturels et de la structure, vient de faire l'acquisition de Rocca E Terra, bureau d’ingénierie-conseil spécialisé en géotechnique et risques naturels.
[Tribune] Comment les majors européens du BTP ont-ils traversé la crise de la COVID-19 en 2020 ?
[Tribune] Comment les majors européens du BTP ont-ils traversé la crise de la COVID-19 en 2020 ?
Mazars, groupe international spécialisé dans l’audit, la fiscalité et le conseil, s’intéresse, dans le cadre d’une nouvelle étude, à la manière dont les majors européens du BTP ont traversé la crise de la Covid-19. Afin d’analyser la performance du secteur dans ce contexte particulier, l’étude compare les résultats annuels 2020 des majors européens du BTP, et détaille les résultats par secteur d’activité, permettant de mettre en évidence l’impact hétérogène de la crise selon les secteurs, mais également les zones géographiques.
Tous les articles INFRASTRUCTURES TP
Inscrivez-vous aux Trophées de la Distribution de Matériels
Construction Cayola est un site du Groupe Cayola.