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Smart Building : les tendances tech des bâtiments en 2026

TRIBUNE DE FATIMA ELLEOUET, HEAD OF GLOBAL VERTICAL MARKETS, ALCATEL-LUCENT ENTERPRISE., LE 6 JANVIER 2026
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Smart Building : les tendances tech des bâtiments en 2026
Les bâtiments intelligents (smart buildings) joueront un rôle central en 2026 dans la transformation des environnements urbains et professionnels. Grâce aux avancées de l’intelligence artificielle (IA), de l’IoT et des réseaux haute performance, ces bâtiments seront capables de gérer leur consommation d’énergie, de s’adapter aux besoins de leurs usagers et de contribuer activement à la durabilité. Les prédictions pour 2026 annoncent une adoption généralisée des smart buildings, une augmentation des services “as-a-service” et une convergence entre efficacité énergétique, confort et flexibilité opérationnelle.

L’intégration du smart grid transforme la manière dont les bâtiments sont alimentés en énergie et dont l’électricité est distribuée. Un smart grid flexible gère dynamiquement le flux d’énergie en fonction des pics de consommation en temps réel, assurant une efficacité et une fiabilité optimales. Grâce à l’IA, ces systèmes peuvent automatiquement basculer entre différents fournisseurs ou sources d’énergie, y compris l’énergie produite par les installations renouvelables du bâtiment, afin d’équilibrer la demande, réduire les coûts et améliorer la durabilité. The Edge à Amsterdam, souvent présenté comme “le bâtiment le plus intelligent du monde”, est un parfait exemple en la matière. Avec un score de durabilité record de 98,4 % BREEAM, il est équipé de 28 000 capteurs connectés, ajuste en temps réel son éclairage, son chauffage et sa consommation énergétique selon l’occupation et les besoins des utilisateurs, grâce à l’énergie produite par ses panneaux solaires pour maximiser l’efficacité et réduire son empreinte carbone.

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Plateformes de bâtiments

Les bâtiments intelligents modernes reposent de plus en plus sur des plateformes complètes qui font office de systèmes d’exploitation, intégrant des analyses de données avancées, l’IA et les technologies de jumeau numérique. Ces plateformes utilisent l’edge computing pour traiter l’information localement, réduisant la dépendance aux fournisseurs de données externes et aux systèmes cloud. Si les capteurs et l’IoT sont les sens d’un bâtiment intelligent, la plateforme du bâtiment en est le cerveau.

Préparation de la pile logicielle

Les bâtiments intelligents dépendent de plus en plus d’un vaste réseau d’appareils interconnectés, et l’évolution, passant d’intégrations limitées basées sur les API des fournisseurs à une couche d’orchestration regroupant les sous-systèmes, permet aux bâtiments intelligents d’optimiser leur efficacité énergétique et opérationnelle. Cette couche de communication implique une coordination complète entre les systèmes et est rendue possible par une gamme de solutions réseau innovantes, y compris le Wi-Fi 7, adaptées aux besoins spécifiques du bâtiment.
Le réseau IP constitue l’épine dorsale du bâtiment, où se connectent sous-réseaux, points d’accès et plateformes. L’assimilation de l’OT à l’IT et l’adoption de l’IP soutiennent cette couche d’orchestration et permettent l’exploitation des données à travers différents systèmes.

Au-delà de la transformation numérique : les bâtiments intelligents atteignent la maturité numérique

La technologie des bâtiments intelligents n’est plus émergente. Elle est éprouvée, évolutive et de plus en plus déployée dans tous les secteurs. Une infrastructure numérique robuste, notamment les réseaux à haut débit, permet l’intégration de l’IA et des analyses avancées dans les opérations des bâtiments. Cette maturité croissante crée une pression concurrentielle : ceux qui retardent l’adoption des technologies modernes risquent de prendre du retard. Pour les villes, adopter l’innovation numérique devient également essentiel pour attirer entreprises, talents et tourisme.

L’efficacité est désormais guidée par la conformité

L’efficacité a longtemps été une priorité pour les entreprises de construction et les gestionnaires de bâtiments, pour des raisons de réduction des coûts et de durabilité, mais la conformité sera désormais un moteur clé. En fixant de nouvelles normes pour l’efficacité énergétique et en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments impose que tous les nouveaux bâtiments soient zéro émission d’ici 2030 et que les bâtiments existants subissent des rénovations significatives pour en atteindre ce niveau d’ici 2050. En 2026, cette directive sera transposée dans le droit national (la France avait déjà une longueur d’avance en la matière avec le décret BACS). Elle comportera des investissements supplémentaires dans la rénovation du parc existant et la définition de nouvelles exigences pour les constructions neuves. Des législations similaires apparaissent déjà dans le monde entier. SmartScore et R2S sont des labels de certification qui évaluent la préparation numérique, la connectivité et la capacité d’un bâtiment à offrir des services intelligents, flexibles et efficaces. Ces labels prennent également de l’importance.

L’essor de nouveaux modèles économiques

Les entreprises consommeront de plus en plus les capacités des bâtiments intelligents « comme service », en intégrant des systèmes pour l’énergie, l’éclairage et la sécurité via des modèles d’abonnement. Dans ce modèle, les bâtiments sont gérés à distance via une plateforme intelligente, augmentant le besoin d’une pile numérique complète pour gérer tous les aspects du bâtiment. À mesure que les bâtiments deviennent plus intelligents, les avantages du BaaS (Building-as-a-Service) augmentent, offrant flexibilité et évolutivité tout en réduisant les investissements CAPEX. On observe également l’émergence de l’EaaS (Energy-as-a-Service), où, au lieu d’investir dans la gestion des infrastructures énergétiques, les propriétaires externalisent leurs besoins énergétiques à un prestataire tiers, évitant ainsi des investissements initiaux importants et permettant aux entreprises de se concentrer sur leur cœur de métier.

Cybersécurité d’un bâtiment intelligent

Face à la multiplication des risques cyber liés aux systèmes connectés, la directive NIS2 renforce la cybersécurité des infrastructures critiques, y compris les bâtiments intelligents. Elle impose aux exploitants de gérer les risques, de sécuriser les systèmes connectés et de déclarer les incidents, obligeant ainsi les smart buildings à adopter des architectures sécurisées et des pratiques de supervision avancées pour protéger les données et assurer la continuité des services. 






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