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BÂTIMENT - GROS OEUVRE

[Exclu] : « Très en retard sur l’équipement des bâtiments en infrastructure numérique »

PUBLIÉ LE 9 NOVEMBRE 2020
PROPOS RECUEILLIS PAR JULIA TORTORICI
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[Exclu] : « Très en retard sur l’équipement des bâtiments en infrastructure numérique »
La crise sanitaire n’a fait qu’ouvrir en grand la porte au changement de paradigme qui s’amorçait depuis quelques années. Car depuis l’arrivée du numérique, les activités humaines ont changé. A tel point que l’aménagement urbain est à repenser en tenant compte des exigences environnementales et des usages qui évoluent avec les modes de vie. Pour le fondateur et président de Smart Building Alliance (SBA), Emmanuel François, le plan de relance, annoncé concomitamment à la crise sanitaire, doit intégrer le prisme du numérique au risque de ralentir cette capacité de transformation.  

ConstructionCayola.com : Quels sont les enjeux liés à la rénovation numérique des infrastructures ? A-t-on avancé en la matière ?

Emmanuel François : Alors que la crise actuelle précipite certaines mutations de sociétés consécutives à la transition numérique telles que le télétravail, l’e-commerce, l’e-learning, l’e-santé ou même l’e-culture, il est clair que nous sommes encore très en retard sur l’équipement des bâtiments en infrastructure numérique permettant d’accompagner sereinement ces mutations. L’enjeu est de taille puisqu’il concerne aussi bien à titre d’exemple, la possibilité pour des citoyens de travailler à distance ou de suivre des cours à distances, que pour des responsables de patrimoine immobilier d’optimiser l’occupation des espaces de travail délaissés par le télétravail ou d’optimiser leur consommation énergétique.
Nous vivons par ailleurs des grands enjeux de société qui nécessitent justement une refonte de nos modèles et modes de vie pour des comportements plus durables, solidaires et responsables. Ce n’est possible qu’avec l’aide du numérique et cela passe notamment par l’instrumentation des bâtiments et des villes.

CC.com : Où est l’urgence ?

E.F.: A titre d’exemple, c’est désormais un fait acquis que la mobilité sera électrique d’ici une dizaine d’année avec un seuil de plus d’un million de véhicules à 5 ans. Si notre réseau électrique sait potentiellement absorber cette charge supplémentaire, il n’est pas en mesure d’absorber des pointes de consommation sans la mise en place de solutions de lissage des consommations qui passe nécessairement par un pilotage intelligent des équipements et des bâtiments raccordés. Nous en sommes encore loin… et l’échéance se rapproche dangereusement.
 
CC.com : La fracture numérique, comment peut-on y remédier ? 

E.F.: Le confinement lié à la crise sanitaire fait ressurgir dangereusement la fracture numérique menaçant d’exclure une partie de la population à des fonctions essentielles telles que le travail ou l’accès à l’enseignement, sans parler des personnes âgées ou dépendantes se retrouvant à nouveau isolées. Cette situation n’est pas tenable. C’est pourquoi la SBA milite pour un déploiement massif d’une infrastructure numérique dans tous les bâtiments assortie d’un accompagnement des résidents et des professionnels pour porter ce projet crucial à des fins d’équilibre de notre société. L’enjeu est de taille et nous le comparons à celui 120 ans auparavant lorsqu’il était question d’électrifier nos villes et bâtiments. Or les solutions existent et peuvent être déployées à grande échelle. C’est juste une question de modèles économiques et de volonté politique. A ce titre, nous préconisons de combiner la rénovation énergétique des bâtiments à cette rénovation numérique, l’infrastructure numérique devant être mutualisée pour ces deux objectifs avec un ROI assuré au maximum à 10 ans et dans la plupart des cas entre 3 à 5 ans.
 
CC.com : Où en est-on avec l’IA appliquée au bâtiment ? 

E.F. : Le déploiement de solutions numériques pour le pilotage énergétique des bâtiments doit nécessairement reposer sur des algorithmes intégrant une dose d’intelligence artificielle. La complexité des cas de figure possibles requiert nécessairement des arbitrages à base d’IA. Il s’agit d’une évolution majeure qui remet en cause bon nombre de solutions dotés uniquement d’automatismes reposant sur des systèmes analogiques. L’IA est désormais embarquée dans bon nombre d’équipements dotés de puissance de calcul local et permettant un fonctionnement autonome pour des cas d’usage basiques tels que la régulation thermique ou la gestion de la qualité d’air. L’IA est également présente dans bon nombre d’applications de pilotage en mode edge ou cloud. La maîtrise des algorithmes dans le temps reste cependant une grande inconnue et devrait être beaucoup plus prise en compte par l’ensemble des acteurs impliqués, à commencer par les assureurs.
Emmanuel François, fondateur et président de Smart Building Alliance (SBA)
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