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Les énergies alternatives s'invitent dans le secteur minier

PUBLIÉ LE 25 MAI 2023
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Les énergies alternatives s'invitent dans le secteur minier
Crédit : BKT
Le troisième épisode de Global Trends OTR, l’émission-débat de BKT, était consacré aux énergies renouvelables. Du développement de l’électrification au diesel synthétique, de l’hydrogène vert aux explosifs non détonants : la chaîne de valeur passe par des investissements dans la recherche et une information correcte.

Le nouvel épisode de Global Trends OTR, émission de BKT,  s’intitule “Alternative Power, Electrification & Green Energy”. Les énergies renouvelables sont, en effet, un élément fondamental dans le processus de changement que traverse actuellement le secteur minier. Comme d’habitude, trois spécialistes ont été invités sur le plateau. Cette fois, les invités étaient : Paul Muller, Fellow dell’Institution of Mechanical Engineers di Londra e Technical Sales Manager di Perkins Engines (Membre honoraire de l’Institut des Ingénieurs Mécaniques de Londres et Responsable Technico-commercial de Perkins Engines), l’un des principaux fournisseurs mondiaux de moteurs diesel qui s’investit depuis des années dans le développement de systèmes d’alimentation électrique et à faible impact énergétique ; Jonathan Cohen, Director of Product Commercialization (Directeur de la commercialisation des produits) pour AutoStem Technology, société sud-africaine qui s’occupe depuis 1997 de la fabrication de produits non explosifs pour faciliter les activités dans le secteur minier ; Piero Torassa, Field Engineer Manager (Ingénieur de chantier) de BKT Europe qui s’occupe de tester les pneus pour en évaluer les performances et la qualité.

Paul Muller a ouvert le débat en parlant de l’importance de l’énergie électrique dans le processus de transition écologique et de comment cette dernière peut réduire l’impact environnemental dans le secteur OTR sans compromettre l’efficacité et les performances des moteurs. L’expert parle, par exemple, de l’application de nouveaux systèmes modulaires de batteries électriques de 300 V et 600 V sur des véhicules de grandes dimensions tout comme de batteries de 48 V sur des engins de dimensions inférieures. Dans le secteur minier, l’adoption de systèmes électriques est étroitement liée à la disponibilité ou à l’adaptabilité éventuelle aux infrastructures existantes souvent inadéquates : « Nous nous considérons comme faisant partie de la transition énergétique. Nous avons donc un rôle important à jouer pour soutenir une vaste gamme de clients, pour les aider atteindre leurs objectifs » – souligne Muller. « Nous souhaitons qu’ils améliorent leur efficacité, mais aussi qu’ils réduisent leur impact environnemental. L’une des façons dont nous le faisons est de leur offrir des solutions électriques. »

Selon Muller, le secteur minier joue un rôle fondamental dans le vaste processus de décarbonation. Si elle est mise en place, l’électrification de véhicules et infrastructures entraînerait une réduction des émissions de NOx, d’autres particules et de gaz à effet de serre. Néanmoins, le responsable technico-commercial de Perkins souligne que dans certains cas il est nécessaire d’appliquer des solutions autres que l’électrification en suggérant à cet égard l’utilisation de combustibles alternatifs comme le diesel synthétique, le biodiesel, ou l’huile végétale hydrotraitée (HVO), carburants alternatifs qui permettraient d’associer l’utilisation de moteurs classiques à combustion interne à la réduction des émissions de carbone sans qu’il soit nécessaire d’investir dans de nouveaux équipements. L’hydrogène est une autre solution à exploiter dans le processus de transition énergétique, même si son utilisation comme combustible présente actuellement certaines difficultés à cause des sources plus ou moins durables dont il peut être tiré : « Un sujet à débattre. Nous ne pouvons pas nous concentrer sur une technologie spécifique sans tenir compte de son impact et de la provenance du combustible qui l’alimente » – conclut Muller. 

Le deuxième invité, Jonathan Cohen, illustrait un nouveau type d’énergie alternative liée à l’utilisation d’explosif non détonant, particulièrement utile dans le secteur minier. Ce type d’explosion contrôlée par le biais de la technologie AutoStem se base sur la déflagration, un phénomène comburant subsonique qui se produit à une vitesse d’environ 300 m/s et qui s’active grâce à une réaction chimique et à un système de cartouches : « Nous décrivons notre technologie comme le premier produit de « grenaillage » non détonant au monde. Nous ne l’appelons même pas explosif » – déclare Cohen. Grâce à cette solution, on évite les conséquences telles que les ondes de choc, l’effritement des roches, la pulvérisation des minéraux, en plus des dommages aux structures ou aux tunnels se trouvant à proximité de l’explosion. Ce projet offre d’innombrables aspects positifs en matière de durabilité : « Dans 30 ans ce sera la technologie la plus utilisée. En évitant l’onde de choc associée aux explosifs traditionnels et en éliminant certains des composants chimiques les plus nocifs habituellement utilisés dans la production d’explosifs conventionnels, nous évitons de créer des particules très fines qui sont un polluant primaire de l’air, et de générer des gaz nocifs. Notre technologie élimine la possibilité de contamination des sols qui se produit toujours, dans une mesure plus ou moins large, lorsque l’on utilise des boues explosives classiques. » Un autre point positif de cette technologie novatrice est son avantage compétitif également d’un point de vue économique.

Le dernier invité à intervenir était Pietro Torassa, qui expliquait combien l’efficacité énergétique est fondamentale à l’intérieur de toute la chaîne de valeur du secteur OTR. L’ingénieur de BKT Europe souligne, en effet, comment les différents niveaux d’efficacité énergétique influencent la notation d’un produit, signe que l’innovation peut aller de pair avec l’introduction de l’utilisation des énergies alternatives dans le processus de production. « Nous-mêmes nous utilisons l’énergie renouvelable pour la production de nos pneus » – souligne Torassa. « Mais nous évaluons en même temps l’efficacité, la capacité de charge et ainsi de suite. Normalement, dans le secteur OTR, on parle de classement par étoiles, qui représente la capacité des pneus à supporter la charge. Il y a quinze ans nous étions à une étoile, aujourd’hui nous sommes à trois étoiles. Pour faciliter et accélérer l’adoption de sources énergétiques alternatives il est important de définir l’objectif que l’on veut atteindre, comprendre l’utilisation réelle de sa propre application et donc collaborer avec un partenaire en mesure de développer et intégrer une solution pour répondre à ces exigences. Des objectifs peu clairs et une mauvaise compréhension de l’utilisation réelle des solutions proposées, peuvent entraîner le développement de produits qui ne répondent pas aux besoins des clients, en en décourageant ainsi l’adoption. »
 
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