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La crise du logement neuf s’accentue

PUBLIÉ LE 15 SEPTEMBRE 2023
LA RÉDACTION
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La crise du logement neuf s’accentue
En glissement annuel sur sept mois à fin juillet 2023, l’effondrement des permis, toujours proche de 30 %, se répercute sur les mises en chantier qui plongent de plus de 15 %.
 
En rythme annuel, les mises en chantier tombent à proximité du niveau relevé en 1991, à peine supérieur à 300 000 logements. Les perspectives restent très mauvaises, la chute des ventes s’établissant à 38,1 % dans l’individuel diffus en glissement annuel sur sept mois à fin juillet 2023 et 33,4 % dans la promotion immobilière entre les premiers semestres 2022 et 2023.
Le non résidentiel neuf continue de décevoir. En effet, en cumul de janvier à juillet 2023 par rapport à la même période un an auparavant, les surfaces commencées abandonnent 19,2 %, sans changement de rythme récent, malgré un net redressement à +12,9 % pour les bâtiments administratifs. Quant aux surfaces autorisées, elles fléchissent de 1,5 %, là encore grâce aux bâtiments administratifs (+8,4 %), mais aussi aux bâtiments industriels et assimilés (+4,2 %). En revanche, les segments des bureaux et des commerces inquiètent.
Quant à l’activité en amélioration-entretien, elle accélère au deuxième trimestre 2023, à +2,4 % en volume en glissement annuel après le décevant +1,0 % du trimestre précédent. Il en va de même de la rénovation énergétique, à +2,3 %, contre +1,1 %.
Au global, l’activité dans le bâtiment croît faiblement (+0,7 % en volume) en glissement annuel sur le premier semestre 2023. Les carnets de commandes encore garnis permettront de terminer l’année sur une quasi-stabilisation (-0,2 %). Il en va de même de l’emploi, étale ou presque (+0,2 %) entre les premiers semestres 2022 et 2023, les 2 900 postes salariés créés se trouvant déduits des 300 postes intérimaires en équivalent-emplois à temps plein détruits. Le second semestre s’inscrirait en ligne.
Quant à la situation financière des entreprises, au deuxième trimestre 2023, les trésoreries se lisent à assez bon niveau pour toutes les tailles de structures. Par ailleurs, les marges opérationnelles affichent une petite hausse sur un trimestre, mais se maintiennent en-deçà de leur niveau d’avant-crise sanitaire. Avec l’accalmie relevée sur les coûts des matériaux, les anticipations, par les entrepreneurs, de hausses de prix bâtiment ralentissent. Enfin, les défaillances d’entreprises restent contenues dans le bâtiment, encore 4,6 % en-dessous de leur niveau des huit premiers mois de 2019.
« À une situation tendue sur le marché du crédit sont venues s’ajouter les annonces catastrophiques du CNR logement relatives aux aides pour le neuf », souligne Olivier Salleron, Président de la FFB, « malgré le relèvement attendu du budget alloué à MaPrimeRénov’ et le redéploiement de la commande publique locale, le « scénario si rien n’est fait » que présente la FFB depuis le début de cette année prend donc un tour de plus en plus réel. En synthèse et pour mémoire, à l’horizon 2025, si rien n’est fait, donc si l’on laisse la crise du neuf s’enclencher, l’activité bâtiment reculera d’environ 8 % hors effet prix, soit 14 milliards d’euros en moins. S’en suivra une réelle montée des défaillances et une chute de l’emploi, avec près de 150 000 destructions de postes, salariés et intérimaires ETP confondus ».

 
Une loi de finances pour 2024 de tous les dangers
« Rien n’est toutefois totalement perdu et quelques mesures peuvent non plus empêcher l’entrée en crise, mais en limiter l’ampleur et la durée », précise Olivier Salleron. C’est pourquoi le projet de loi de finances pour 2024 constitue un tournant. La FFB a déjà porté nombre de ces mesures, notamment en ce qui concerne le neuf. Sans entrer dans le détail, on peut mentionner le redéploiement du PTZ à 40 % sur tout le territoire et la revalorisation de ses barèmes, qui datent de 2016. Il s’agit d’un moyen de relancer rapidement le marché, de répondre à une demande bien présente, de permettre la sortie du parc locatif, mais aussi de dégager des ressources budgétaires. De fait, compte tenu de l’effet de levier d’une part, de la TVA et des taxes locales pesant sur le bien construit d’autre part, chaque logement neuf financé par PTZ rapporte 35 000 € en solde net à la Nation. La FFB demande aussi le retour au Pinel de 2022 dans l’attente de la mise en place du statut du bailleur privé, avant que le locatif ne se trouve totalement sclérosé faute d’alimentation du parc. Bien évidemment d’autres pistes méritent d’être explorées, telle l’aide aux maires bâtisseurs, le déploiement du bail réel solidaire ou tout ce qui peut permettre le retour des grands investisseurs ou des foncières sur le marché du logement, comme évoqué par le ministre Patrice Vergriete. Toutefois, ces mesures ne concernent, sauf exception, que les grandes agglomérations. Or, tout le territoire se bloque progressivement.
Côté rénovation, la FFB s’est déjà félicitée de l’annonce du quasi-doublement de MaPrimeRénov’, bien que nous n’en connaissions pas encore le détail. La FFB s’inquiète toutefois des « ballons d’essai » sur la TVA réduite envoyés avant l’été. La suppression du taux de 10 %, pour basculer tous les travaux non énergétiques, soit les deux-tiers de l’amélioration-entretien du logement, à 20 %, constituerait un choc très favorable au retour du travail non déclaré. Elle espère donc que, à la suite des alertes qu’elle a immédiatement formulé, cette idée ne fera pas flores. De même, le basculement brutal de l’installation de chaudières gaz à très haute performance énergétique au taux de 20 % posera d’autant plus de difficultés qu’il n’existe pas de véritable alternative ni dans le collectif, ni en zone rurale.
Par ailleurs, la FFB compte bien trouver dans le projet de loi de finances pour 2024 la transcription des annonces faite en faveur des séniors, avec la mise en place de MaPrimeAdapt’.
 
 
 
 
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