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L’Ademe promeut la géothermie de surface en région Auvergne-Rhône-Alpes

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L’Ademe promeut la géothermie de surface en région Auvergne-Rhône-Alpes
Par V. V., le 29 janvier 2020
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La géothermie en général et la géothermie de surface ou géothermie très basse énergie (GTBE) en particulier, sont aujourd’hui présentées comme des alternatives performantes et durables de source d’énergie. Encore faut-il que l’information soit bien connue du plus grand nombre, et notamment en régions. Focus sur l’Auvergne-Rhône-Alpes où la filière géothermie s’organise autour de l’Ademe, pour en faire la promotion.
 
Le 23 janvier dernier, l’Ademe organisait à Lyon, en collaboration avec la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, l’Association française des professionnels de la géothermie (AFPG) et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), une journée de sensibilisation à la géothermie de surface. L’objectif : donner à la géothermie de surface ou géothermie très basse énergie (GTBE) plus de visibilité afin de lui assurer un déploiement accéléré en région Auvergne-Rhône-Alpes.

« Les actions mises en œuvre ces dernières années pour la promotion, l’information et la sensibilisation des acteurs du bâtiment et de la filière commencent à porter leurs fruits. La géothermie de surface se maintient bien au niveau régional et l’ADEME accompagne désormais une quinzaine d’opérations par an. Mais la filière pourrait davantage se développer compte tenu de son potentiel en terme de ressources disponibles. Les enjeux de montée en compétence de l’ensemble des acteurs constituent également un enjeu fort pour le développement de la filière », a déclaré Jérôme d’Assigny, directeur régional Auvergne Rhône-Alpes de l’Ademe, lors de cette journée.
 
Auvergne-Rhône-Alpes : état des lieux de la filière géothermie

Par ailleurs, l’Ademe a également restitué les résultats d’une étude « État des lieux de la filière géothermie en Auvergne-Rhône-Alpes ». Menée en partenariat avec le groupement Inddigo et Antea Group auprès de 122 acteurs du secteur en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Un recensement des acteurs de la géothermie ainsi que les nombreuses installations existantes et notamment celles fonctionnant en très basse énergie, tous secteurs d’activité possibles (tertiaire, santé, industriel, agricole, habitat collectif, ...), hors particuliers, a ainsi été établi.

Au total, 819 installations de géothermie en région, dont 133 installations sur un champ de sondes, 3 installations sur eaux usées et 683 sur nappes aquifères, ont été identifiées, principalement dans le secteur des bâtiments tertiaires/bureaux, des équipements publics suivis de celui des logements collectifs.

Conclusion de l’étude : le potentiel de développement de la géothermie très basse énergie est encore très important sur le territoire régional afin d’assurer chauffage et rafraîchissement (qui peut être passif) des bâtiments du tertiaire ou communaux et des bâtiments d’habitation.
 
Des dispositifs d’accompagnement

Depuis 2009, l’état a mis en place le Fonds Chaleur pour développer la production de chaleur renouvelable issue de la biomasse, de la géothermie, du solaire thermique, du biogaz et des réseaux de chaleur.

Ce dispositif destiné à l’habitat collectif, aux collectivités et aux entreprises, et géré par l’Ademe depuis sa création, doit contribuer à la réalisation des objectifs nationaux en matière de développement des filières renouvelables.

Ainsi ce sont plus de 2 Md € engagés sur 10 ans pour financer plus de 4 800 installations EnR&R et 27,7 TWh d’EnR&R par an dont 572 installations de géothermie subventionnées à hauteur de 163 M €. Le dispositif a été renforcé dès 2019 avec un budget de 350 M € en 2020 et 2021 inscrits dans la PPE.

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En Auvergne-Rhône-Alpes, ce sont plus de 60 projets de géothermie qui ont pu bénéficier du Fonds Chaleur depuis 2009.

Autre outil financier mis à disposition des acteurs de la filière : la garantie Aquapac. Les maîtres d’ouvrage peuvent souscrire à cette assurance pour les aider à développer leur projet de géothermie sur nappe, de quoi couvrir les risques géologiques liés à l’exploitation énergétique d’une ressource en eau souterraine ainsi qu’au maintien de ses capacités dans le temps.
 
Un réseau de chaud et de froid sur les eaux du lac d’Annecy : première installation de ce type au niveau national

Des maîtres d’ouvrage ayant réalisé des installations en Auvergne-Rhône-Alpes ont profité de cette journée de sensibilisation pour présenter leurs projets ainsi que les enjeux et atouts de tels dispositifs sur le territoire.

Le projet Idex consistait à réaliser un réseau énergétique pour alimenter le projet d’aménagement « Avant-scène – Trésum », un projet immobilier situé en bordure du lac d’Annecy, mené par le Crédit Agricole Immobilier. Le principe général du projet de boucle d’eau est d’utiliser l’eau du lac (prise d’eau à -30 (20) m environ) comme vecteur d’énergie pour chauffer et refroidir des bâtiments à proximité de la source, par l’utilisation des pompes à chaleur et d’échangeurs thermiques.

L’hiver, l’eau du lac est utilisée pour la production de chaleur et l’été, pour la production de froid qui s’apparente à un système freecoolingLa boucle d’eau du lac permettra de couvrir 95 % des besoins de chaud des bâtiments, les 5 % restant seront assurés par un complément gaz. Le projet assurera 100 % des besoins de froid et sera produit en direct depuis les eaux du lac.

Investissements estimés : 5 700 000 € HT, dont l’aide de l’Ademe de 1 688 000 €, soit environ 30 % du projet.
Démarrage des travaux : janvier 2020 pour une durée de 2 ans.
 
Une installation de géothermie sur sonde avec recharge solaire

Le projet de réaménagement / rénovation du siège de l’entreprise KTR France à Dardilly (69) a fait l’objet d’une démarche de conception innovante notamment basée sur le concept de bâtiment énergie positive (153 m2 de zone de stockage et 854 m2 de bureaux). Le chauffage et le rafraîchissement sont assurés à l’aide d’une pompe à chaleur réversible sur SGV (Sondes géothermiques verticales).

Des panneaux solaires hybrides ainsi que des panneaux solaires photovoltaïques simples couvrent les besoins électriques du bâtiment. Les panneaux hybrides assurent une partie de la recharge thermique du sous-sol. Réceptionnée en mai 2018, l’installation a bénéficié d’une aide de l’Ademe de 20 800 €, soit environ 30 % du coût total. Les résultats de la première année d’exploitation montrent qu’un bilan énergétique affiche déjà un bon fonctionnement de la PAC sur sondes, avec un COP sur saison complète de 4,7 (1 kWh d’électricité a permis de produire 4,7 kWh de chaud et de froid).

Les besoins utiles en chaud et en froid se sont ainsi élevés à 35,2 MWh en 2019 pour un besoin estimé à 37,7 MWh/an en phase de conception. La production photovoltaïque a compensé 92 % des consommations électriques du bâtiment en bilan annuel y compris la recharge d’un véhicule électrique.
 
Gros plan : la géothermie très basse énergie

Source importante de chaleur renouvelable, la géothermie est présente partout et consommée localement. On distingue deux grands types de géothermie : la géothermie profonde et la géothermie de surface (appelée aussi géothermie très basse énergie) qui recouvre l’ensemble des techniques développées pour valoriser l’énergie du sous-sol peu profond (généralement inférieur à 200 m).

Son principe est simple : restituer l’énergie captée du sous-sol au niveau de température désirée par le biais d’une pompe à chaleur (PAC) géothermique.

La géothermie de surface apporte des solutions thermiques à des bâtiments allant de la maison individuelle à l’écoquartier, aussi bien pour la rénovation que la construction neuve, pour la production d’eau chaude sanitaire et de froid, voire de rafraîchissement. Elle peut également répondre à des besoins industriels et agricoles.
 
Installation du réseau de chaud et de froid sur les eaux du lac d’Annecy
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