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« Complément d’enquête » : les terres sulfatées une « spécificité francilienne »

« Complément d’enquête » : les terres sulfatées une « spécificité francilienne »
Crédit carte : Yprema
Par Julia Tortorici, le 26 mars 2021.
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Diffusé le 25 mars au soir, le documentaire « Complément d’enquête » orchestré par Jacques Cardoze a mis en lumière la gestion pas toujours très nette des terres polluées extraites des chantiers du Grand Paris. L’émission dévoile les pratiques limites de certaines entreprises chargées du stockage de ces terres. Contactée par la rédaction, la société Yprema commente ces découvertes et rappelle sa position sur le sujet. 

Le chantier du Grand Paris Express représente un défi à plus d’un titre : ses 200 km de métro et ses 68 gares génèrent 43 millions de tonnes de terres devant être impérativement triées avant d’être acheminées par barge vers des plateformes de stockage autorisées. Certaines terres polluées peuvent en effet contenir des matières nocives pour l’eau potable. Le documentaire pointe du doigt le tri approximatif réalisé par des entreprises peu regardantes sur la réglementation, allant jusqu’à modifier le résultat de leurs analyses. À la clé : des coûts de stockage deux fois moins élevés… Alerté par cette enquête, Bernard Cathelain, membre du directoire de la Société du Grand Paris, a pris la parole. Le dirigeant semble au fait du risque de potentiels débordements mais rappelle l’existence d’un système de suivi GPS des camions et des barges « unique en Europe ». Un système qui repose néanmoins sur la bonne foi des entreprises en charge du tri. « S’il y a dans la chaîne des abus ou des déclarations mensongères, nous ferons les recours nécessaires, mais aujourd’hui, nous n’avons aucune alerte de ce genre », a-t-il déclaré. 

Des seuils non adaptés

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Pour l’un de ces opérateurs, la société Yprema, la problématique des terres sulfatées « est liée en très grande partie à la nature géologique des sols et notamment à la présence de gypse qui se concentre dans le Bassin parisien, principalement dans le Nord-Est de l’Ile-de-France ». Ces sulfates naturellement présentes dans les eaux et l’environnement ne se révèlent qu’en « surconcentrations d’origine naturelle ». Et de rappeler : « A ce jour, aucun impact n’a été démontré sur la qualité des eaux ou sur la santé humaine » bien que la présence de sulfates dans les terres soit « l’un des critères imposés pour définir leur évacuation et leur stockage ». Selon la société, « les seuils nationaux définis par la réglementation ne sont pas adaptés à la réalité francilienne ». 

Un procédé contrôlé

Yprema gère la présence de sulfates dans les matériaux recyclés - du béton concassé - depuis près de 25 ans. Pour les maîtriser, elle a mis en place des procédures et des formations auprès de ses salariés pour reconnaître, analyser et contrôler. L’ensemble de ses sites ont été équipés de laboratoires permettant d’effectuer les tests directement sur place. Chaque année, 1 000 tests de sulfates sont réalisés par sondage. « La règlementation actuelle exige la caractérisation de chaque terre quelle que soit la taille du chantier. L’impact financier des analyses varie selon la taille de ce chantier. Ces exigences ne sont adaptées qu’aux chantiers supérieurs à 1 500 t », explique Yprema. La nature et la diversité des apports par petits chantiers (10 à 20 t) imposent une analyse par échantillonnage des matériaux réceptionnés. Or, concernant les terres, toute analyse environnementale est réalisée par un laboratoire indépendant certifié Cofrac. 

Face aux questions soulevées par le documentaire « Complément d’enquête », Yprema s’est fendue de plusieurs propositions afin de faire avancer le débat.

- Faire évoluer les seuils réglementaires de classification des terres, notamment pour ce qui concerne les éléments non polluants afin de prendre en compte les spécificités franciliennes
- Augmenter le nombre de sites de stockage de terres en Ile-de-France
Impliquer les maître d’œuvre de l’ensemble de la filière pour améliorer la traçabilité et la caractérisation des matériaux apportés sur les sites de recyclage
- Mettre en place des moyennes mobiles sur les résultats d’analyse des petits chantiers pour chaque site, afin de définir la typologie des terres réceptionnées et donc à évacuer
- Revoir et simplifier les différentes classifications des terres
- Adapter les exigences d’analyse à la réalité du terrain

 
 

Retrouvez sur LinkedIn Julia Tortorici, rédactrice en chef de BTP Construction.
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