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La filière pierre naturelle promet diversité et évolution

PUBLIÉ LE 15 MAI 2023
LA RÉDACTION
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La filière pierre naturelle promet diversité et évolution
Crédit : Rocalia
La filière pierre naturelle pourrait séduire les jeunes étudiants et actifs en reconversion. Dynamique, elle propose en effet une grande diversité de métiers qui prennent en compte les enjeux environnementaux. 

Manuels, les métiers de la pierre naturelle peuvent s’apprendre dès la sortie du collège. Pour évoluer dans ce secteur, deux options s’offrent à eux : le cursus scolaire ou l’apprentissage, plutôt courant dans ce milieu. Selon Yann Le Bihan, Responsable de l’Institut supérieur de recherche et de formation aux métiers de la pierre au sein des Compagnons du Devoir, le métier peut plaire à des futurs professionnels très différents : “Il y a de la place pour tous. Par exemple, celles et ceux qui n’aiment pas passer du temps sur les détails s’épanouiront dans le gros œuvre, alors que celles et ceux qui aiment les travaux minutieux avec beaucoup de finitions peuvent trouver leur bonheur dans les métiers de la marbrerie.”

Autant les jeunes que les adultes

La filière ne s’adresse pas seulement aux jeunes. Chaque année, de nombreux adultes font le choix de se reconvertir dans la pierre naturelle. Les motivations sont nombreuses : la recherche d’un métier plus manuel, plus concret ou plus créatif, le besoin de travailler au contact de matériaux naturels, une appétence pour les métiers liés au patrimoine, etc. Lors de la sélection, les centres de formation et les écoles s’assurent que les candidats sont prêts à travailler en extérieur et en équipe, à aiguiser leur sens de l’esthétique, à s’approprier des savoir-faire ancestraux mais aussi à utiliser les outils numériques nécessaires. À la clé : de multiples perspectives d’emploi.

En recherche de visibilité

Pour attirer les jeunes et les adultes en reconversion, la filière développe avec énergie la visibilité de ses formations. Les centres de formation, écoles et instituts redoublent de créativité : journées portes ouvertes 2.0 avec des dispositifs de réalité augmentée permettant de tester les gestes des tailleurs de pierre, démonstrations dans des lieux publics, partenariats avec des musées, etc. Les entreprises sont elles aussi proactives pour se faire connaître et ouvrir la voie aux jeunes, en participant par exemple à des chantiers d’insertion ou aux Journées européennes des métiers d’art.

De l’extraction à la mise en oeuvre

Tailleur de pierre, murailler, carrier, maître d’œuvre, architecte de campagne, marbrier, graveur, opérateur sur machine à commande numérique, restaurateur du patrimoine... Le secteur de la pierre naturelle est riche d’une grande diversité de métiers. “Une fois entrés dans le monde de la pierre naturelle, les jeunes nous partagent souvent la même impression : c’est un univers beaucoup plus varié qu’ils ne le pensaient de prime abord. Ils ont l’embarras du choix, tant au niveau des métiers qu’ils peuvent exercer que des entreprises qu’ils peuvent intégrer”, commente Yann Le Bihan. Parmi les entreprises qui recrutent des apprentis ou des diplômés, on retrouve autant de professionnels indépendants que de TPE-PME, avec un ancrage local fort, ou encore de grandes entreprises du BTP. Si les grandes villes et les régions reconnues pour le patrimoine bâti concentrent plus de perspectives d’emploi, un professionnel de la pierre peut tout de même trouver du travail partout en France.

Entre digital et tradition

Les métiers de la pierre sont associés à un riche héritage de traditions constructives... Et pourtant, la filière est aussi connectée et tire aujourd’hui parti d’outils digitaux. Les logiciels de dessin en 2D/3D, les scanners, les drones ou encore les machines à commande numérique font partie intégrante du quotidien de nombreux professionnels de la pierre naturelle. Celles et ceux qui sont peu à l’aise avec le numérique peuvent trouver leur équilibre dans le métier de murailler. “Dans notre démarche, nous cherchons à avoir une intervention limitée sur le matériau, en tirant partie de la forme naturelle de la pierre. Nous manipulons et assemblons les pierres en sollicitant en permanence nos fonctions cognitives. La tête travaille autant que les mains. Cet équilibre corps/esprit attire beaucoup de personnes dans le secteur de la pierre sèche”, résume Martin Muriot, président de la Fédération française des professionnels de la pierre sèche.

Environnement et nature "first"

Sensibilisées à la protection de l’environnement, les jeunes générations s’orientent de plus en plus vers des métiers à impact positif qui prennent en considération les enjeux de développement durable. En parallèle, selon un sondage réalisé par Opinionway pour l’Anact en 2022, 43 % des actifs envisagent de quitter leur emploi actuel pour un poste davantage porteur de sens. Un contexte opportun pour le développement et le rayonnement de la filière de la pierre, qui est aujourd’hui parfaitement alignée avec les aspirations des jeunes et des personnes en reconversion. Au quotidien, les professionnels de la pierre jonglent entre leur expertise du bâti et les nouveaux enjeux de performance énergétique. La dimension d’économie circulaire est aussi omniprésente dans ce secteur, comme l’explique Yann Le Bihan : “Lorsque l’on parle de construction responsable, on doit parler de la pierre car c’est un matériau naturel qui a un très faible impact carbone. C’est l’un des seuls matériaux qui ne sera jamais un déchet car elle ne peut être que réutilisée : les pierres déposées sont retravaillées et sont intégrées à de nouvelles constructions, les chutes de marbres concassées deviennent des sols, la poussière est utilisée en agriculture... et ainsi de suite.”

L’intérêt pour un retour à la nature se retrouve aussi du côté des clients. Ils sont de plus en plus nombreux à orienter leurs commandes vers cette tendance. “Nous n’utilisons que de la pierre, locale si possible, dans une logique d’architecture vernaculaire. Les murs de pierre sèche, avec leurs anfractuosités, sont des niches pour la biodiversité. Les interactions avec la faune, la flore et l’eau sont multiples, et c’est quelque chose qui séduit de plus en plus de clients”, explique Martin Muriot. L’évolution des envies des consommateurs représente ainsi une réelle opportunité de transformation pour la filière pierre.

Un salon à la croisée des chemins

Répartis dans la France entière, les experts de la pierre ont peu l’occasion de réfléchir collectivement aux enjeux de valorisation, d’attractivité et de transformation de la filière. Tous les deux ans, le salon Rocalia donne à ces professionnels mais aussi aux étudiants et personnes en reconversion l’opportunité de se rencontrer et d’échanger entre passionnés du matériau pierre. Au sein de l’espace Métiers et Compétences, les visiteurs pourront rencontrer l’Institut supérieur de recherche et de formation aux métiers de la pierre des Compagnons du Devoir, la FFPPS et bien d’autres organismes. L’occasion de valoriser les formations, les métiers et les perspectives de recrutement.

Le salon est également un rendez-vous privilégié pour les professionnels passionnés et curieux d’échanger avec des confrères qui exercent des métiers spécialisés ou rares. Un cycle complet de conférences, d’ateliers et de démonstrations ouvrira le dialogue autour des sujets de fond du secteur, comme la dynamique emploi et formation, mais aussi de l’actualité de la pierre en France et à l’international.

La force du collectif

Au fil des années, le secteur de la pierre a naturellement développé une force basée sur le collectif et l’entraide. Les professionnels formés via le compagnonnage transmettent à leur tour aux jeunes générations, en les accueillant en apprentissage dans leur entreprise ou en devenant formateurs. Les travailleurs indépendants, souvent plus spécialisés et pointus, et les grandes entreprises collaborent régulièrement sur les chantiers de grande envergure.
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