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L'eau radioactive francilienne : un vrai danger ?

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L'eau radioactive francilienne : un vrai danger ?
Par Sébastien Battaglini, le 22 juillet 2019
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L’information est ainsi faite aujourd’hui que des faits récurrents et/ou admis sont soudainement mis en lumière par la viralité des réseaux sociaux et autres messageries pour gagner un statut de scoop bien souvent anxiogène. C’est le cas pour cette "information" indiquant que la préfecture de Paris aurait demandé au personnel de l’hôpital Bichat de se tenir prêt à l’arrivée massive de patients contaminés par l’eau du robinet radioactive de Paris.

Le message audio qui a circulé à la vitesse des réseaux (je l’ai reçu également via la messagerie whatsapp d’un ami effrayé par la nouvelle) a fait démarrer une jolie psychose sur un non-événement. Provenant d’une "infirmière" au ton calme mais aux propos anxiogènes, cet extrait audio enchaîne les "perles" avec par exemple la contamination au "titanium", le nom anglo-saxon du titane (mais c’est du tritium que l’on retrouve dans l’eau) et le bon conseil de faire bouillir l’eau pour éliminer la radioactivité… Mais la gravité de  cette "info" fait vite perdre le minimum de recul nécessaire pour démêler le vrai du faux. Et ça marche puisque la préfecture a dû faire un démenti et que Bichat recherche si ce message provient bien de son personnel.

L’eau, effectivement radioactive ?

Oui, bien sûr ! Comme tout ce qui se trouve sur notre planète. La vraie question à se poser est la valeur du taux de radioactivité car c’est là que se trouve la différence entre la létalité et l’indifférence. Le tritium, la version radioactive de l’hydrogène, se retrouve à l’état naturel sur la planète. Aujourd’hui, sa plus grande source de production provient des activités humaines, principalement le refroidissement des centrales nucléaires. L’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) indique, par exemple, que "l’usine de retraitement des combustibles nucléaires de La Hague rejette ainsi dans la mer 30 g de tritium par an pour 1 600 tonnes de matière nucléaire traitée". Le tritium est infiltrable et c’est la raison pour laquelle sa présence est tolérée, mais surveillée puisqu’il est cancérigène et mutagène pour l’homme dans le cas d’une exposition aiguë à de très fortes doses. Est-ce le cas à Paris et sa banlieue ?

L’Ile-de-France contaminée ?

Non, tout va bien. Tout est parti de mesures effectuées par l’ACRO, une association citoyenne d’information et de surveillance de la radioactivité, dotée d’un laboratoire d’analyse et agréée de protection de l’environnement. Elle est, à juste titre, vigilante sur les niveaux de radioactivité. Mais qu’a-t-elle mesuré exactement ? Paris va-t-elle voir ses hôpitaux submergés par les patients irradiés ? Si l’Ile-de-France concentre la plupart des villes affectées, les taux mesurés sont très faibles : il est de 0,8 Bq/l dans le 19e, par exemple. D’autres mesures montrent des concentrations de 6,5 Bq/l à Brie-Comte-Robert, 10 Bq/l à Boulogne-Billancourt, Ivry-sur-Seine ou Massy, par exemple. Rappelons simplement que l’eau de mer a une radioactivité naturelle d’environ 13 Bq/l (certes, ce n’est alors pas lié au tritium… mais ça relativise).

Alors, on a peur ?

Pas vraiment. Pour EDF, "ces taux ne sont pas du tout anormaux. Toutes les mesures sont conformes aux normes. Et ces valeurs sont inoffensives pour l’homme." Pour illustrer ce propos que l’on peut évidemment mettre en doute quand il s’agit de radioactivité étant donné les exemples passés, soulignons que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a défini un seuil sanitaire de 10 000 Bq/l à partir duquel l’eau n’est plus considérée comme potable. D’où vient ce taux ? L’OMS a calculé qu’en consommant deux litres d’eau par jour pendant un an contenant 10 000 Bq/l de tritrium, la dose de radiation à laquelle on s’expose équivaut à celle reçue au cours d’un vol Paris-Tokyo. En France, le Code de la santé publique fixe une référence de qualité à 100 Bq/l. Notre pays prend donc un luxe de précaution avec un seuil 100 fois plus faible. Et les taux mesurés peinent à atteindre les 20 Bq/l. Bref, la radioactivité est bien présente mais pas de quoi en faire un sujet de peur virale.
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