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Salon Pollutec : « Aujourd’hui, le digital s’accélère dans tous nos métiers »

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Salon Pollutec : « Aujourd’hui, le digital s’accélère dans tous nos métiers »
Par Veronica Velez, le 27 novembre 2020
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Environnement
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Alors que l’édition 2020 de Pollutec n’aura pas lieu, crise sanitaire oblige, le salon se devait d’initier un nouveau modèle de rencontres afin de ne pas laisser sa communauté sur sa faim. C’est donc "on-line" que se déroulera l’événement du 1er au 4 décembre prochains. Visite des coulisses digitales avec Alexis de Gérard, directeur du salon Pollutec, à quelques jours du lancement.

Mat Env. : Un salon est surtout l’occasion de rencontres professionnelles. Pourquoi avez-vous jugé bon de maintenir Pollutec sous une forme virtuelle ?
Alexis de Gérard : Bien sûr, rien ne remplacera la présence physique d’un salon, ce qui est plutôt rassurant pour notre métier. Même si ces rencontres physiques nous manquent, il nous a semblé toutefois indispensable de maintenir un événement, dans une version digitale, et cela pour plusieurs raisons. D’une part, parce qu’il était essentiel d’aborder certaines thématiques phares en cette année 2020 en donnant la parole. D’autre part, comme nous l’ont signalé les exposants, dans ce contexte économique tendu, ils ont plus que jamais besoin de se développer et de générer de nouvelles affaires. La plupart nous ont ainsi fait savoir à quel point il apparaissait pour eux impactant de ne pas pouvoir compter sur le salon pour relancer leur activité. Nous devions donc donner la possibilité à ceux qui s’étaient engagés avec nous, d’être visibles en leur permettant de mettre en avant leurs services, produits et innovations. Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de maintenir un temps fort sur 2020.

M. E. : Vous allez donc innover avec cette édition digitale qui est aussi une première pour vous. Quels sont les enjeux de cette transformation digitale ?
A. de G. : Effectivement, le « on-line » c’est complètement nouveau pour nous et nous n’avons pas de retour d’expérience. Par contre, l’enjeu pour nous est triple. Il nous faut répondre à la fois aux attentes de nos exposants qui ont des difficultés à promouvoir leur offre, mais aussi, à celles des visiteurs, qui eux ont des difficultés à identifier de nouvelles solutions qui correspondent à leurs besoins et qui se concentrent alors sur les solutions et fournisseurs qu’ils connaissent. Il y a vraiment une perte d’opportunités dans ce contexte où les gens ne peuvent pas se rencontrer. Alors, oui, nous avançons un peu dans l’inconnu, le digital, mais nous avançons pour y rentrer de plain-pied, car ce n’est pas seulement un effet de mode, le digital restera et fera partie de l’événementiel. Que ce soit sous forme de temps forts, comme il sera question cette année, notamment les années sans salon, ou que ce soit en complément de notre édition physique, désormais Pollutec restera digital. Dans cette optique, nous développons en parallèle de l’offre digitale sur les dates initiales de Pollutec du 1er au 4 décembre 2020, une offre digitale, 365 jours par an, avec beaucoup plus de contenu et qui va s’étoffer au fil du temps.

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M. E. : Quelles sont vos attentes ?
A. de G. : Clairement, avec cette édition 2020 nous souhaitons engager notre communauté sur l’édition 2021. Aujourd’hui, nous avons enregistré plus de 1100 participants aux rendez-vous d’affaires issus de 66 pays différents, nous avons d’ailleurs dû clôturer l’enregistrement parce que nous ne pouvions pas en gérer davantage. Les résultats ont dépassé nos attentes, ce qui confirme les besoins des entreprises en termes de rencontres et de rendez-vous d’affaires pour développer leur réseau. Concernant nos webinaires et conférences, nos exposants se sont mobilisés avec 30 webinaires orientés solutions en parallèle de notre programmation et concernant notre audience nous enregistrons à 4 jours du salon près de 6000 inscriptions. Là encore ces chiffres sont au-delà de nos attentes et vont encore progresser sachant qu’il sera encore possible de s’inscrire jusqu’au 4 décembre.

M. E. : Comment avez-vous géré les thèmes et les nombreuses conférences habituellement programmées ?
A. de G. : Nous avons développé les thématiques phares de l’année 2020. Je pense notamment au plan de relance et ses 30 milliards d’euros débloqués sur 2 ans, mais également à l’économie circulaire, la biodiversité, sans oublier les thématiques qui font Pollutec, l’eau, les déchets, l’énergie, le développement durable et la mobilité durable. Un événement que nous avons voulu ambitieux puisque sur l’ensemble de ces thématiques, nous avons maintenu plus de 60 conférences sur les 400 habituellement attendues, avec une place importante donnée à l’emploi. Pour les animer, nous avons deux plateaux TV, un à Paris et l’autre à Lyon, d’où seront tournées les conférences. En parallèle, des exposants proposeront des interventions sous forme de webinaires que nous avons voulus orientés « solutions d’entreprises ». Nous avons dû être sélectifs, car nous ne pouvions pas avoir tout le monde, notre objectif étant d’avoir une bonne représentativité de nos secteurs.

M. E. : Quelle place avez-vous gardé pour le recyclage et la valorisation ?
A. de G. : Une large place puisque dès mardi 1er décembre, après le thème consacré au plan de relance, la première thématique que nous aborderons sera celle de l’économie circulaire et notamment la loi anti gaspillage. Un thème qui ressort particulièrement dans le contexte actuel, avec la nécessité de se concentrer sur la gestion des ressources. Économiser la ressource est vraiment un enjeu majeur de la transition écologique. La difficulté d’approvisionnement en matières premières nous a fait prendre conscience qu’il faut privilégier les circuits courts, mais aussi, diversifier les approvisionnements avec de nouvelles filières de production, tout en veillant à préserver les milieux. Toute cette approche fait sens parce qu’elle est durable et environnementale, mais aussi, parce qu’elle est viable sur le plan économique.

M. E. : Dans ce secteur, quelles sont les tendances que vous relevez?
A. de G. : Au travers des innovations et thématiques proposées par les exposants du secteur recyclage et valorisation, il sera beaucoup question de réduction du volume de déchets. Compactage, nouvelles générations de presse, des solutions conçues in fine pour réduire les transports. Je citerai par exemple les sociétés Solen et Comdec Paal qui permettent de réduire ces déchets. Bien sûr, le développement des solutions digitales avec des outils numériques et du « smart » en général apporte beaucoup au secteur. L’optimisation des solutions de tri grâce à l’appui du numérique, comme la solution blockchain de l’économie circulaire pour l’agriculture développée par Suez. La solution iNex circula, outil de détection de gisements déchets industriels et agricoles par l’opendata et l’IA, qui permet de trouver des débouchés à ces déchets via une place de marché… Ce sont quelques illustrations, mais globalement, le digital est de plus en plus présent et les nouvelles technologies numériques et s’intègre complètement dans les solutions de recyclages.
Cette année, les Pollutec Innovation Awards auront également leur session en digital, avec d’abord la sélection de 10 innovations parmi 86 au total, qui pourront pitcher le mardi 1er décembre. Les 3 lauréats seront annoncés le 2 décembre. Nous inaugurons également lors de cette édition, un catalogue en ligne des solutions, qui sera accessible à tout moment et enrichi au fil de l’eau, une manière de garder le contact 365 jours par an.

https://blog.pollutec.com/pollutec-online/

Alexis de Gérard, directeur de Pollutec. Crédit DR
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